Présentation
À l'âge de dix ans, le Prince Adam s'écrase sur Terre, la planète d'origine de sa mère, la Reine Marlena. Quinze ans plus tard, il retrouve son épée magique, L'Épée du Pouvoir, et devient le héros Musclor. Il retourne alors sur Eternia, sa planète natale, pour sauver la population du terrible Skeletor...
🎞️🎞️🎞️
Après la présentation de la première adaptation de 1987 par notre cambusier patatophile, j’avoue que je n’étais pas emballé par ce nouveau produit du foreverisme ambiant. Mais avant d’aller plus loin, je dois vous dire que je fais partie de la génération qui a regardé Musclor (parce qu’en France on ne disait pas « He-man », d’ailleurs je ne comprenais pas pourquoi un chœur de mecs à grosses voix gueulaient ça à la fin du générique, mais je le gueulais tout pareil). J’ai joué également avec les figurines pour lesquelles le dessin animé a été créé : Musclor, Cringer, Skeletor et Orko avec son système de remontoir à friction pour qu’il se déplace comme un fantôme.
Oui, on le sait, et les producteurs ne s’en cachent pas, c’est une machine à merch. Rappelons ici que le réalisateur est l’héritier du fondateur de Nike : la vente est un hard-skill familial. Mais He-man, c’est aussi la revanche de Mattel sur le loupé Star Wars (ils avaient envoyé bouler George Lucas avec son projet de figurines et c’est Kenner qui avait raflé la mise). Sans faux-semblant, et on le savait déjà avec Barbie, les films Mattel sont aussi l’histoire de la firme, d’ailleurs les boîtes Big Jim font l’objet d’un beau placement de produit à destination des geeks.
Donc le film : pour moi une bonne surprise, parce qu’il ne prétend pas faire autre chose que reprendre l’univers graphique du dessin animé. Le caméo de Dolph Lundgren est presque une manière de nous dire que cette fois, ça va être bien. Un mélange de fantasy et de science-fiction, des rayons lasers qui côtoient des glaives de barbare, des châteaux médiévaux dans le plus pur style ciment peint du XIXe siècle avec des aménagements high-tech (par exemple : les couloirs sombres du château des ombres sont éclairés à la fois par des torches et des néons, la synthèse parfaite et pleine de bon sens du charbon et du nucléaire), des armures gadget, et le fameux rire démoniaque du méchant (encore aujourd’hui, j’éprouve un plaisir non coupable à m’esclaffer comme Skeletor, surtout quand je veux enquiquiner mes mômes). Ils n’ont pas réinventé le world-building, ils ont juste repris le matériel originel (même la tenue « civile » du prince Adam, avec son haut rose et blanc). Côté intrigue, on reste dans la simplicité et ce n’est pas plus mal : le héros est classiquement le jeune homme qui ignore son potentiel et prend confiance en lui grâce à ses amis.
Attention, ce n’est pas un film sans défaut : quelques poncifs du blockbuster auraient pu nous être épargnés, tels que le side-kick un peu bouffon que joue le Maître d’armes. En ce qui concerne l’épée de pouvoir, l’objet est visuellement tellement en toc que j’ai longtemps cru qu’il s’était trompé et avait récupéré un accessoire de Cosplay. En fait non, le pouvoir ancestral semble tenir dans du polystyrène expansé bombé à la peinture argent.
On note également des emprunts assez évidents à Star Wars (la poursuite en speeder dans la forêt, le droïde déclassé et dépressif) et à Marvel (la poursuite sur l’échangeur autoroutier qui rappelle pas mal Deadpool et Le Soldat de l’hiver, mais aussi et surtout les voyages intergalactiques qui sont entièrement pompés sur le Bifrost de Thor). On comprend que ça permet de mettre le spectateur dans un environnement connu, sans surprise, mais alors je pose la question (attention spoiler) : pourquoi occulter Orko ? Réponse (spoiler encore) : pour pouvoir le faire apparaître en post-générique à la suite de She-Ra, et mettre le-dit spectateur en attente du prochain épisode.
Donc, sans surprise, c’est un film commercial, ciblant les millenials. Étant dans la cible, j’ai apprécié que l’univers du dessin animé soit respecté, jusque dans le caractère craintif de Cringer. Mais il y avait un petit truc en plus auquel je ne m’attendais pas et qui m’a beaucoup fait rire : les double-sens gays permanents, un humour un peu bourrin mais très drôle (« tu te promènes avec ta grosse épée qui pend entre tes cuisses ! »). Ça a le mérite de nous éviter les discours mascu ou la trajectoire quasi-obligée consistant à forcément pécho la nana à la fin.
Et une dernière fois :
🎞️🎞️🎞️
Après la présentation de la première adaptation de 1987 par notre cambusier patatophile, j’avoue que je n’étais pas emballé par ce nouveau produit du foreverisme ambiant. Mais avant d’aller plus loin, je dois vous dire que je fais partie de la génération qui a regardé Musclor (parce qu’en France on ne disait pas « He-man », d’ailleurs je ne comprenais pas pourquoi un chœur de mecs à grosses voix gueulaient ça à la fin du générique, mais je le gueulais tout pareil). J’ai joué également avec les figurines pour lesquelles le dessin animé a été créé : Musclor, Cringer, Skeletor et Orko avec son système de remontoir à friction pour qu’il se déplace comme un fantôme.
Oui, on le sait, et les producteurs ne s’en cachent pas, c’est une machine à merch. Rappelons ici que le réalisateur est l’héritier du fondateur de Nike : la vente est un hard-skill familial. Mais He-man, c’est aussi la revanche de Mattel sur le loupé Star Wars (ils avaient envoyé bouler George Lucas avec son projet de figurines et c’est Kenner qui avait raflé la mise). Sans faux-semblant, et on le savait déjà avec Barbie, les films Mattel sont aussi l’histoire de la firme, d’ailleurs les boîtes Big Jim font l’objet d’un beau placement de produit à destination des geeks.
Donc le film : pour moi une bonne surprise, parce qu’il ne prétend pas faire autre chose que reprendre l’univers graphique du dessin animé. Le caméo de Dolph Lundgren est presque une manière de nous dire que cette fois, ça va être bien. Un mélange de fantasy et de science-fiction, des rayons lasers qui côtoient des glaives de barbare, des châteaux médiévaux dans le plus pur style ciment peint du XIXe siècle avec des aménagements high-tech (par exemple : les couloirs sombres du château des ombres sont éclairés à la fois par des torches et des néons, la synthèse parfaite et pleine de bon sens du charbon et du nucléaire), des armures gadget, et le fameux rire démoniaque du méchant (encore aujourd’hui, j’éprouve un plaisir non coupable à m’esclaffer comme Skeletor, surtout quand je veux enquiquiner mes mômes). Ils n’ont pas réinventé le world-building, ils ont juste repris le matériel originel (même la tenue « civile » du prince Adam, avec son haut rose et blanc). Côté intrigue, on reste dans la simplicité et ce n’est pas plus mal : le héros est classiquement le jeune homme qui ignore son potentiel et prend confiance en lui grâce à ses amis.
Attention, ce n’est pas un film sans défaut : quelques poncifs du blockbuster auraient pu nous être épargnés, tels que le side-kick un peu bouffon que joue le Maître d’armes. En ce qui concerne l’épée de pouvoir, l’objet est visuellement tellement en toc que j’ai longtemps cru qu’il s’était trompé et avait récupéré un accessoire de Cosplay. En fait non, le pouvoir ancestral semble tenir dans du polystyrène expansé bombé à la peinture argent.
On note également des emprunts assez évidents à Star Wars (la poursuite en speeder dans la forêt, le droïde déclassé et dépressif) et à Marvel (la poursuite sur l’échangeur autoroutier qui rappelle pas mal Deadpool et Le Soldat de l’hiver, mais aussi et surtout les voyages intergalactiques qui sont entièrement pompés sur le Bifrost de Thor). On comprend que ça permet de mettre le spectateur dans un environnement connu, sans surprise, mais alors je pose la question (attention spoiler) : pourquoi occulter Orko ? Réponse (spoiler encore) : pour pouvoir le faire apparaître en post-générique à la suite de She-Ra, et mettre le-dit spectateur en attente du prochain épisode.
Donc, sans surprise, c’est un film commercial, ciblant les millenials. Étant dans la cible, j’ai apprécié que l’univers du dessin animé soit respecté, jusque dans le caractère craintif de Cringer. Mais il y avait un petit truc en plus auquel je ne m’attendais pas et qui m’a beaucoup fait rire : les double-sens gays permanents, un humour un peu bourrin mais très drôle (« tu te promènes avec ta grosse épée qui pend entre tes cuisses ! »). Ça a le mérite de nous éviter les discours mascu ou la trajectoire quasi-obligée consistant à forcément pécho la nana à la fin.
Et une dernière fois :
PAR LE POUVOIR DU CRÂNE ANCESTRAL !
JE DÉTIENS LA FORCE TOUTE PUISSANTE !