Quatrième de couverture
© 2021 Editions Gallimard, réédition
Ils sont là, parmi nous, jamais où tu regardes, à circuler dans les angles morts de la vision humaine. On les appelle les furtifs. Des fantômes ? Plutôt l'exact inverse : des êtres de chair et de sons, à la vitalité hors norme, qui métabolisent dans leur trajet pierres, déchets, animaux ou plantes pour alimenter leurs métamorphoses incessantes. Lorca Varèse, sociologue pour communes autogérées, et sa femme, Sahar, proferrante dans la rue pour les enfants que l'Éducation nationale, en faillite, a abandonnés, ont vu leur couple brisé par la disparition de leur fille unique de quatre ans, Tishka - volatilisée un matin, inexplicablement. Sahar ne parvient pas à faire son deuil alors que Lorca, convaincu que sa fille est partie avec les furtifs, intègre une unité clandestine de l'armée chargée de chasser ces animaux extraordinaires. Peu à peu, ils apprendront à apprivoiser leur puissance de fuite et à renouer, grâce à eux, avec ce vivant que nos sociétés excommunient.
Les furtifs nous plonge dans un futur proche où le libéralisme et la technologie n'ont jamais aussi bien maximisé nos servitudes volontaires - sous couvert de libération !
Les furtifs nous plonge dans un futur proche où le libéralisme et la technologie n'ont jamais aussi bien maximisé nos servitudes volontaires - sous couvert de libération !
Fiche de lecture
© 2019 Editions La Votre, première édition | Illustration de couverture © Stéphanie Aparicio
Je ne vous cache pas que les écrits d'Alain Damasio, je suis totalement à fond dedans ! D'autant plus qu'à l'occasion de la sortie de cet ouvrage, l'auteur était en tournée de lecture, avec une expérience multisensorielle tout à fait prenante. Personnellement, j'aurais bien kidnappé Damasio pour qu'il me fasse la lecture complète, en mode Misery.
Et voici donc Les Furtifs, des créatures capables du plus absolu mimétisme, vivant à nos côtés, dans une France bien dystopique, avec de grands groupes possédant des villes (Orange contrôle Orange, ça ne s'invente pas), avec, bien entendu, des permis pour aller d'un quartier à l'autre, et tout le techno-fascisme auquel nous goûtons déjà, le plus souvent en trouvant cela cool, alors que non.
Nous allons ici suivre Lorca, à la recherche de sa fille disparue, rejoignant un groupe paramilitaire traquant les Furtifs, avant qu’il ne prenne conscience de la nature réelle de ces derniers.
Le récit dénote par rapport aux précédents de Damasio. Pas de grande fresque futuriste ou fantastique, un plus grand focus sur une poignée de personnages, mais toujours cette interconnexion entre des formes de vie pratiquement élémentaires, et ce filtre du progrès technologique, nous aveuglant dans notre quête, le plus souvent du bonheur, mais pas seulement.
Nous ressentirons toutes et tous une forme d'urgence communiquée par l'auteur, qui nous alerte depuis longtemps sur le danger du techno-solutionnisme, lequel va détruire le monde - oui, nous le vivons - mais surtout nous déconnecte de notre humanité.
Et voici donc Les Furtifs, des créatures capables du plus absolu mimétisme, vivant à nos côtés, dans une France bien dystopique, avec de grands groupes possédant des villes (Orange contrôle Orange, ça ne s'invente pas), avec, bien entendu, des permis pour aller d'un quartier à l'autre, et tout le techno-fascisme auquel nous goûtons déjà, le plus souvent en trouvant cela cool, alors que non.
Nous allons ici suivre Lorca, à la recherche de sa fille disparue, rejoignant un groupe paramilitaire traquant les Furtifs, avant qu’il ne prenne conscience de la nature réelle de ces derniers.
Le récit dénote par rapport aux précédents de Damasio. Pas de grande fresque futuriste ou fantastique, un plus grand focus sur une poignée de personnages, mais toujours cette interconnexion entre des formes de vie pratiquement élémentaires, et ce filtre du progrès technologique, nous aveuglant dans notre quête, le plus souvent du bonheur, mais pas seulement.
Nous ressentirons toutes et tous une forme d'urgence communiquée par l'auteur, qui nous alerte depuis longtemps sur le danger du techno-solutionnisme, lequel va détruire le monde - oui, nous le vivons - mais surtout nous déconnecte de notre humanité.
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