Fortress (Stuart Gordon, 1992)


🪶 | 11/08/2026
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Synopsis

Dans un futur proche, sur une Terre surpeuplée où chaque femme ne peut avoir qu'un seul enfant, John Brennick est un hors-la-loi.

Après la mort de leur premier enfant, sa femme a mis au monde un second bébé. Pour cette faute, John et son épouse sont envoyés dans une prison de haute sécurité.

Dès son arrivée, il n'aura plus qu'une seule idée en tête: s'évader...

Présentation

Alors, il est vrai que Fortress est une bonne grosse série B, encore avec Christophe Lambert. Vous allez finir par croire que je suis président de son fan-club, alors que point du tout ! Et lorsque j'écris « série B », ça n'est finalement pas péjoratif, particulièrement en ces temps d'énormes productions hollywoodiennes tristement creuses. Série B, à mes yeux, c'est une création suivant des codes un peu éculés, et avec un petit budget, en particulier pour le scénariste. Il peut en ressortir du bon, voire du très bon, et c'est le cas avec cette bête histoire d'évasion, alignant tous les poncifs du genre, exception faite du tatouage intégral des plans de la prison.

Bon, Christophe, superstar dans les années 90, nous livre sa prestation habituelle, avec le rire et tout le toutim. Face à lui, Kurtwood Smith, le papa de That '70s Show !

Des explosions, des seconds couteaux qui trahissent, d'autres auxquels l'on s'attache pour mieux les tuer ensuite. On pourrait quelque peu s'ennuyer, sauf que le rythme est bon, les péripéties de notre protagoniste nous tiennent en haleine, et même si l'on se doute qu'il va réussir à s'évader — il y a bien un Fortress 2 —, eh bien, ma foi, le scénario est bien ficelé.

Mais surtout, surtout, Fortress fait le job en tant que film d'anticipation, avec sa prison privée où les gens disparaissent, le tout monitoré par une IA, et un bon vieux contrôle oppressif de la natalité pour montrer l'autoritarisme. Je vous mets au défi de continuer à croire que ça n'est « que de la science-fiction » et qu'un cinglé roux n'est pas déjà en train de vivre le terrible dilemme de savoir quelle IA, parmi celles de ses copains milliardaires cinglés et eugénistes, mettre dans ses prisons déjà privatisées.

Eh oui, Fortress nous montre bien une société un peu pourrie, mais dans laquelle nous avons déjà les deux pieds. C'est ennuyeux : comme pour le reste, nous étions prévenus depuis un moment. Alors, regarder ce film aujourd'hui — en effet, il a un peu vieilli, mais pas tant que ça — provoque bien un désagréable frisson d'anticipation.

📦🥔 Cambusier patatophile — Ludo sapiens en quête de sens, influenceur-fromageovore,… En savoir plus sur cet auteur