Dredd (Pete Davis, 2012)

📌 Adaptation du comic "Judge Dredd" de John Wagner et Carlos Ezquerra


🪶 | 01/09/2026
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Présentation

Dans un avenir proche, les Etats-Unis ne sont plus qu’un immense désert irradié. Mega City One est une métropole tentaculaire rongée par le vice. La seule forme d’autorité restante est représentée par les juges, une police urbaine qui cumule toutes les fonctions : flic, juge et bourreau. Une nouvelle drogue se propage, la Slo-Mo, qui permet de percevoir la réalité au ralenti. Sa distribution est contrôlée par Ma-Ma, ancienne prostituée, devenue baronne de la drogue. Dredd, le juge ultime, va se voir assigner une mission dans les environs de la tour de Ma-Ma et va devoir s’y confronter...

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Le film est une autre adaptation du comic book de chez AD2000, il arrive après la bouffonnerie plutôt sympathique avec Sylvester Stallone en rôle principal.

Ici, petit budget, tournage en Afrique du Sud, Karl Urban en Juge Dredd, accompagné d'Olivia Thirlby en Juge Anderson, et face à Cersei Lannister - oui, encore elle !

Le film est plus sombre que le précédent, plus proche de nous, sauf bien entendu que c'est un monde post-apocalyptique, avec une petite bourgade de 800 millions d'habitants, ne vivant pas au milieu de parcs arborés ou de transports en commun efficaces. L'intrigue est une classique descente de police sur un trafic de drogue, le slow-mo, nos deux juges se retrouvent en huis clos avec vingt milliers de méchants, mais à coups de balles explosives ou incendiaires, c'est plutôt équitable.

Un bon gros film de bourrin, avec de l'action continuelle et un "héros" tirant la tronche du début à la fin, ma foi, c'est tout à fait plaisant, et même si Karl Urban est plutôt dans la catégorie Keanu Reeves/huîtres de Marennes pour ce qui est de l'expressivité de son personnage, ça colle parfaitement avec le personnage, assez peu causant, sauf si l'on considère que les salves de son Pacificateur II sont une manière de communiquer.

Alors oui, celles et ceux cherchant un peu de finesse passeront leur chemin — sinon c'est le trauma assuré — la violence est dans chaque scène, et si l'on s'éloigne du comic book, on reste dans de la pure action, avec en prime un univers sombre à souhait, amené de manière intelligente. Le rythme est là, et Lena Headey incarne une Ma-Ma bien terrifiante.

Dans le genre action/SF, je le mets dans le haut du panier.

📦🥔 Cambusier patatophile — Ludo sapiens en quête de sens, influenceur-fromageovore,… En savoir plus sur cet auteur