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Déluge (Stephen Baxter)

Editions Presses de la Cité, 2009-2010 - Parution originale : Flood (2008), Ark (2009)


🪶 Un article signé | 17/09/2026
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Quatrième de couverture

Et si la montée des eaux due au réchauffement climatique arrivait plus tôt que prévu ?

2016 : Lily, Helen, Gary et Piers, quatre scientifiques retenus en otages depuis cinq ans, sont libérés. A leur sortie, ils découvrent avec stupeur un monde au bord du chaos : le niveau des eaux est monté d'un mètre, provoquant une inondation sans précédent à Londres, l'engloutissement de l'Opéra de Sidney et la disparition pure et simple des îles Tuvalu...

Tout en luttant pour leur survie, ils vont chercher à comprendre la cause de cette apocalypse aux dimensions bibliques afin d'endiguer la catastrophe. Malgré leurs efforts, l'eau afflue inéluctablement et la construction d'arches géantes, initiée par un milliardaire controversé, semble être la seule échappatoire. Mais il n'y aura pas de place pour tout le monde...
Déluge et Arche | Montage © Le Galion des Etoiles

Fiche de lecture

Lorsqu’on s’attaque à du Baxter, pour peu que l’on soit amateur de hard-SF, on est rarement déçu. Pourtant, en ce qui concerne cette longue chronique d’une fin du monde annoncée, je dois avouer mon désenchantement. Pour 1200 pages d’apocalypse en temps réel, mieux vaut être en condition et avoir l’humeur légère pour éviter l’indigestion et ne pas couler. Dépressifs s’abstenir.

Alors oui, Déluge est un bon roman évoquant l’élévation du niveau de la mer, et dès le début, on sent que l’on va boire la tasse. Tout y est : le suspense, l’action, le style, le rythme, la technique… un scénario digne d’un blockbuster américain. Les enjeux économiques, géopolitiques, religieux, les extrémismes, l’incurie des gouvernements, tous ces thèmes sont fort bien traités. Un seul bémol : les personnages auxquels j’ai peiné à m’attacher. Scientifiquement parlant, tout paraît plausible, et malgré quelques longueurs, Déluge reste un très bon roman, du style qui vous trotte dans la tête, bien après qu’on l’a refermé.

Pour Arche, je serai plus critique. Malgré le fait que le thème du vaisseau arche soit un de mes sujets préférés, je me suis presque ennuyé. La deuxième partie du roman, qui se déroule en milieu clos, ne m’a pas convaincu. Trop petit, trop invraisemblable, trop tiré par les cheveux. J’ai eu l’impression de voir 200 personnes enfermées dans une cabine téléphonique, et ce pendant 27 ans, les unes sur les autres, sans intimité, sans but précis… sans rien, en fait. Tu m’étonnes que ça ne fonctionne pas ; pas besoin d’être grand clerc pour arriver à cette conclusion. Et lorsque les descriptions techniques déboulent sans crier gare et sans faire vraiment avancer l’histoire, on n’a qu’une envie : pioncer.
 
Bon, j’arrête de chipoter, cela reste une duologie de fort belle facture, que je recommande à tous ceux qui savent nager.

Déluge : 18/20
Arche : 13/20

🌬️⛵ Gabier dompteur de focs — Je suis tombé de tête première dans un océan de livres à… En savoir plus sur cet auteur

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