QuatriĂšme de couverture
La peste Ă©carlate, ainsi nommĂ©e car elle provoque une coloration rouge de la peau, est effroyablement contagieuse : elle tue en quelques minutes dans dâatroces souffrances et la pandĂ©mie a quasiment rayĂ© lâhomme de la surface terrestre. Un ancien professeur dâuniversitĂ©, soixante ans plus tard, erre en compagnie de ses petits-enfants, revĂȘtus de peaux de bĂȘtes, en baie de San Francisco. Nous sommes en 2073. Quelques hordes subsistent, regroupant de rares survivants...
Lâex-professeur James Howard Smith Ă©voque le merveilleux monde dâavant la peste Ă©carlate Ă ces enfants « ensauvagĂ©s » qui ne savent ni lire ni Ă©crire.
Mais un espoir lui demeure : [Attention spoilers] il a rĂ©ussi Ă sauver et Ă cacher, dans une grotte, des livres qui permettront, un jour, Ă lâhumanitĂ© de retrouver le chemin de la connaissance. [Fin des spoilers]
Un texte qui reste, Ă un siĂšcle dâintervalle, dâune Ă©tonnante et inquiĂ©tante modernitĂ©. Un rĂ©cit dâapocalypse qui nâest pas sans en rappeler un autre de la mĂȘme Ă©poque : LâĂ©ternel Adam de Jules Verne.
Lâex-professeur James Howard Smith Ă©voque le merveilleux monde dâavant la peste Ă©carlate Ă ces enfants « ensauvagĂ©s » qui ne savent ni lire ni Ă©crire.
Mais un espoir lui demeure : [Attention spoilers] il a rĂ©ussi Ă sauver et Ă cacher, dans une grotte, des livres qui permettront, un jour, Ă lâhumanitĂ© de retrouver le chemin de la connaissance. [Fin des spoilers]
Un texte qui reste, Ă un siĂšcle dâintervalle, dâune Ă©tonnante et inquiĂ©tante modernitĂ©. Un rĂ©cit dâapocalypse qui nâest pas sans en rappeler un autre de la mĂȘme Ă©poque : LâĂ©ternel Adam de Jules Verne.
Fiche de lecture
Il y a des annĂ©es de cela, jâai lu deux grands classiques de Jack London : LâAppel de la ForĂȘt et Croc-blanc, deux rĂ©cits que je nâai pas apprĂ©ciĂ©s, car trop tristes et cruels Ă mon goĂ»t. Pourtant, Jack London est un excellent conteur, câest pourquoi Ă lâĂ©poque je me suis fait la promesse de ne pas en rester lĂ et de dĂ©couvrir dâautres textes de lui. Lâoccasion sâest prĂ©sentĂ©e avec La Peste Ă©carlate, un court roman dans le genre post-apocalyptique sur lequel je suis tombĂ©e en fouillant dans le catalogue des Ă©ditions PRNG.
Le premier chapitre du roman est un peu bizarre, dans le sens oĂč lâon ne sait pas trop oĂč ni quand nous sommes, ni qui sont ces individus primitifs sachant Ă peine parler et vĂȘtus de loques. En lâoccurrence, trois gamins mal Ă©duquĂ©s au possible et un vieux bonhomme qui marmonne dans sa barbe, un pauvre vieillard que les gosses nâont de cesse de tourmenter et de violenter.
Et puis, tout ce petit monde se calme un peu et le vieux monsieur commence Ă parler. Et lĂ , ça dĂ©marre ! On comprend qu'apocalypse il y a eu, quâelle sâest dĂ©roulĂ©e 60 ans plus tĂŽt et quâil est lâun des trĂšs rares survivants de la peste Ă©carlate, une maladie ultra virulente - dont on ignore l'origine - qui, lorsquâelle se dĂ©clare, vous terrasse en moins dâun quart dâheure.
Nous sommes en 2073, et ce vieillard est le grand-pĂšre de ces trois gamins. De vieux souvenirs refont surface dans son esprit. Il entreprend alors de leur raconter comment Ă©tait le monde dâavant et ce quâil sâest passĂ©. Mais allez expliquer Ă des enfants nâayant jamais eu vent du passĂ©, non instruits et ne sachant pas compter ce que reprĂ©sente des "millions" de morts, ce quâest une civilisation, une maison, une Ă©cole, un restaurant, une voiture, un avion, des livres, etc.
Le rĂ©cit de cette apocalypse est une Ă©popĂ©e en mode survie. Il est passionnant, mais fait froid dans le dos ! Ce que jâai trouvĂ© trĂšs intĂ©ressant, câest quâau fur et Ă mesure que les souvenirs lui reviennent, le vieux monsieur, qui fut jadis professeur dans une universitĂ©, retrouve Ă©galement progressivement lâusage de la parole et son langage devient de plus en plus clair au fil de la narration. Jâai beaucoup aimĂ© celle-ci et les stratagĂšmes utilisĂ©s par lâauteur pour transmettre une histoire et une amorce de savoir Ă ses petits-enfants. Câest rondement bien menĂ©.
Bien que publiée en 1912, La Peste écarlate demeure d'une étonnante modernité. Jack London y aborde un sujet tristement d'actualité : celui des pandémies qui ne nous épargnent pas et qui nous rappellent notre fragilité. Un bon roman dans le genre post-apo, efficace et à lire absolument.
Le premier chapitre du roman est un peu bizarre, dans le sens oĂč lâon ne sait pas trop oĂč ni quand nous sommes, ni qui sont ces individus primitifs sachant Ă peine parler et vĂȘtus de loques. En lâoccurrence, trois gamins mal Ă©duquĂ©s au possible et un vieux bonhomme qui marmonne dans sa barbe, un pauvre vieillard que les gosses nâont de cesse de tourmenter et de violenter.
Et puis, tout ce petit monde se calme un peu et le vieux monsieur commence Ă parler. Et lĂ , ça dĂ©marre ! On comprend qu'apocalypse il y a eu, quâelle sâest dĂ©roulĂ©e 60 ans plus tĂŽt et quâil est lâun des trĂšs rares survivants de la peste Ă©carlate, une maladie ultra virulente - dont on ignore l'origine - qui, lorsquâelle se dĂ©clare, vous terrasse en moins dâun quart dâheure.
Nous sommes en 2073, et ce vieillard est le grand-pĂšre de ces trois gamins. De vieux souvenirs refont surface dans son esprit. Il entreprend alors de leur raconter comment Ă©tait le monde dâavant et ce quâil sâest passĂ©. Mais allez expliquer Ă des enfants nâayant jamais eu vent du passĂ©, non instruits et ne sachant pas compter ce que reprĂ©sente des "millions" de morts, ce quâest une civilisation, une maison, une Ă©cole, un restaurant, une voiture, un avion, des livres, etc.
Le rĂ©cit de cette apocalypse est une Ă©popĂ©e en mode survie. Il est passionnant, mais fait froid dans le dos ! Ce que jâai trouvĂ© trĂšs intĂ©ressant, câest quâau fur et Ă mesure que les souvenirs lui reviennent, le vieux monsieur, qui fut jadis professeur dans une universitĂ©, retrouve Ă©galement progressivement lâusage de la parole et son langage devient de plus en plus clair au fil de la narration. Jâai beaucoup aimĂ© celle-ci et les stratagĂšmes utilisĂ©s par lâauteur pour transmettre une histoire et une amorce de savoir Ă ses petits-enfants. Câest rondement bien menĂ©.
Bien que publiée en 1912, La Peste écarlate demeure d'une étonnante modernité. Jack London y aborde un sujet tristement d'actualité : celui des pandémies qui ne nous épargnent pas et qui nous rappellent notre fragilité. Un bon roman dans le genre post-apo, efficace et à lire absolument.


