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Philip K. Dick | Nouvelles 1947-1981 | 2000


Un article ajouté/rédigé par | 01/09/2022 | Lu 401 fois




Coffret intégrales, éditions Gallimard | Photo @ Koyolite Tseila, collection privée
Coffret intégrales, éditions Gallimard | Photo @ Koyolite Tseila, collection privée
Maître incontesté de la science-fiction, auteur de chefs-d'oeuvre tels que UbikLes androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, récompensé par le prix Hugo en 1963 pour Le Maître du Haut Château, Philip K. Dick (1928-1982) a imprimé ses propres visions dans l'imaginaire de son public, de ses pairs et des cinéastes (Blade RunnerTotal RecallMinority Report).

Psychologiquement fragile, hanté par la mort de sa sœur jumelle, par la guerre froide et la menace atomique, il a trouvé dans la science-fiction le moyen d'exprimer ses propres obsessions, sa défiance vis-à-vis du monde qui l'entoure. Lecteur assidu des pulps pendant sa jeunesse, amateur de littérature classique et de philosophie, Philip K. Dick propose très tôt une autre vision de la science-fiction et de la fantasy, loin de l'imagerie des space opera d'alors... Par un recours aux topoï du genre (guerres spatiales, robots menaçants...), au trompe-l'oeil de mondes parallèles, superposés ou truqués, Dick n'a cessé de questionner la réalité, le présent et le futur, en suivant les évolutions historiques et sociétales des États-Unis, dont il dévoilera la face sombre avec une incroyable acuité.

Rédigées à partir de 1947, parfois à un rythme frénétique, les nouvelles jouent un rôle essentiel dans la construction dickienne : véritable laboratoire d'idées, de formats, réservoir de personnages et de néologismes, elles constituent à la fois les soubassements et la pierre angulaire d'une œuvre foisonnante (cent vingt nouvelles et quarante-cinq romans).

Au tome I de cette édition, les nouvelles composées entre 1947 et 1953 offrent une immersion aux sources du processus créatif de l'auteur, avec l'émergence d'un genre propre et l'apparition de thèmes qui nourriront l'ensemble de son œuvre future. Si Dick emprunte aux standards de la science-fiction des années 1940-1950, il fait de chaque nouvelle le terrain d'expression d'une idée centrale, d'une exploration sans limite des mondes équivoques.

Liste des nouvelles 1947-1953

  • Stabilité
  • Roug
  • La Révolte des jouets
  • L'Heure du Wub
  • Le Canon
  • Le Crâne
  • Les Défenseurs
  • Monsieur le Vaisseau
  • Les Joueurs de flûte
  • Les Infinis
  • La Machine à préserver
  • L'Homme sacrifié
  • L'Homme-variable
  • L'Infatigable grenouille
  • La Crypte de cristal
  • La Vie courte et heureuse du soulier animé
  • Le Constructeur
  • Interférence
  • La Clause de salaire
  • Le Grand O
  • Dans le jardin
  • Le Roi des elfes
  • Colonie
  • Le Vaisseau arraisonné
  • Nanny
  • La Dame aux biscuits
  • Derrière la porte
  • Nouveau modèle
  • Le Monde de Jon
  • Les Braconniers du cosmos
  • Progéniture
  • Tant qu'il y a de la vie...
  • Des nuées de Martiens
  • Le Banlieusard
  • Le Monde qu'elle voulait
  • Expédition en surface
  • Projet : Terre
  • Le Problème des bulles
  • Petit déjeuner au crépuscule
  • Un cadeau pour Pat
  • Chasse aux capuchons
  • Des pommes ridées
  • Être humain, c'est...
  • Rajustement
  • La Planète impossible
  • L'Imposteur
  • James P. Crow
  • Planète pour hôtes de passage
  • Une petite ville
  • Souvenir
  • Mission d'exploration
  • Un auteur éminent
  • Une proie rêvée
  • L'Inconnu du réverbère
  • À vue d'oeil
  • L'Homme doré
  • Le Tour de roue
  • Le Dernier des maîtres
  • Le Père truqué
  • Étrange Éden
  • Tony et les "Bêtes"
  • Non-O
  • Au service du maître
  • Reconstitution historique
  • Les Rampeurs
  • Service avant achat
  • Les Assiégés
  • Sur la terre sans joie
  • Foster, vous êtes mort !

Liste des nouvelles 1953-1981

  • Copies non conformes
  • L'Ancien combattant
  • Là où il y a de l'hygiène...
  • Question de méthode
  • Un monde de talents
  • Consultation externe
  • Autofab
  • Visite d'entretien
  • Marché captif
  • À l'image de Yancy
  • Rapport minoritaire
  • Phobie or not phobie
  • Machination
  • Le Retour des explorateurs
  • Un jeu guerrier
  • Si Benny Cemoli n'existait pas...
  • Un numéro inédit
  • Projet Argyronète
  • Ce que disent les morts
  • L'Orphée aux pieds d'argile
  • Au temps de Poupée Pat
  • Le Suppléant
  • Que faire de Ragland Park ?
  • Ah, être un Gélate...
  • La Petite boîte noire
  • La Guerre contre les Fnouls
  • Qui perd gagne
  • Un précieux artefact
  • Le Retour du refoulé
  • Une odyssée terrienne
  • Rendez-vous hier matin
  • Guerre sainte
  • Souvenirs à vendre
  • Ne pas se fier à la couverture
  • Match retour
  • La Foi de nos pères
  • L'Histoire qui met fin à toutes les histoires pour l'anthologie d'Harlan Ellison "Dangerous visions"
  • La Fourmi électrique
  • Cadbury, le castor en manque
  • Au revoir, Vincent
  • Un p'tit quelque chose pour nous, les temponautes !
  • Les Pré-personnes
  • L'Oeil de la Sibylle
  • Le Jour où Monsieur Ordinateur perdit les pédales
  • La Sortie mène à l'intérieur
  • Chaînes d'air, réseau d'éther
  • Étranges souvenirs de mort
  • Le Voyage gelé
  • Le Cas Rautavaara
  • L'Autremental
  • Le Hibou ébloui

Retours sur les nouvelles au gré de mes lectures

Derrière la Porte (Beyond the Door, 1954)

Manuscrit daté du 29 août 1952. Première publication sous le titre Beyond the Door dans la revue Fantastic Universe, janvier 1954.

Il s’agit ici d’une courte histoire mettant en scène une antique pendule à coucou dont… le coucou, derrière la porte, n’en fait qu’à sa tête et crée la mésentente au sein du couple Larry-Doris. Autant le petit oiseau aime à faire plaisir à Doris en sortant régulièrement de sa maison pour crier son « coucou », autant il se moque de Larry, qui ayant acheté cette pendule, estime qu’elle lui doit le respect et qu’il doit en avoir pour son argent. Au fil des pages, la situation dégénère et ce pingre de Larry va en prendre plein la vue, c’est le cas de le dire…

Une chouette petite histoire de « coucou farceur-frappeur » qui, bien qu’elle se termine mal, prête à sourire de par son sujet original et les situations cocasses dans lesquelles se retrouvent les protagonistes.

Le Vaisseau arraisonné (Prize Ship, 1954)

Manuscrit daté du 14 août 1952. Première publication sous le titre Prize Ship dans la revue Thrilling Wonder Stories, hiver 1953-1954.

En plein conflit avec les Ganymédiens et sur le point de devoir capituler face à l’ennemi, le Congrès, composé des Terriens et des Martiens, arraisonne un vaisseau gany. Cette prise inespérée est perçue comme une opportunité pour le Congrès de pouvoir peut-être remporter cette guerre. Le problème, c’est que l’on ignore tout de la manière dont fonctionne la propulsion de ce vaisseau en forme de sphère. Néanmoins, quatre hommes courageux se portent volontaires pour monter à son bord et le tester de suite, avec l’espoir de couper - une bonne fois pour toutes - l’herbe sous les pieds des Ganymédiens.

Cette nouvelle est un véritable tour de force. Philip K. Dick nous emmène pour un voyage au-delà des frontières de notre imagination. Étourdissant.

On en parle aussi sur Chroniques Terriennes : 
👉 PHILIP K. DICK - LE VAISSEAU ARRAISONNÉ (PRIZE SHIP, 1952) - Chroniques Terriennes - Le blog qui a soif de curiosité

Roug (Roog, 1953)

Manuscrit daté de novembre 1951. Première publication sous le titre Roog dans la revue The Magazine of Fantasy and Science Fiction en février 1953.

Cette histoire est racontée du point de vue d’un chien qui s’appelle Boris et qui, lorsqu’il observe ses maîtres jeter leurs détritus dans le container au fond du jardin, s’imagine qu’ils se constituent un garde-manger et qui, horrifié lorsque les éboueurs viennent périodiquement le vider, les associe à des extraterrestres – les Rougs, comme il les appelle – volant impunément les stocks de provisions de la maisonnée. Il tente alors d’avertir ses maîtres de ce qui se trame à leur insu dans le jardin en aboyant. Roug ! Roug ! Mais ses propriétaires ne comprennent pas ce que Boris essaie d’exprimer et pourquoi il est si nerveux, si agité. Pire même. Ses aboiements répétitifs Roug ! Roug ! leur tapent sérieusement sur le système, les laissant à penser que le chien devient fou.

Une nouvelle ayant pour thème l’incapacité à communiquer son inquiétude, un sentiment fort désagréable et frustrant que nous avons tous et toutes connu au moins une fois dans notre vie.

L’histoire en elle-même m’a fait ni chaud ni froid, car même si le thème me touche énormément, j’en ai trouvé son caractère brouillon trop forcé et sa conclusion ne m’a pas donné satisfaction.

La narration entrecoupée par des Roug ! Roug ! rend la lecture pénible. Disons que je trouve cela casse-pieds. Voilà pourquoi je n’ai pas réussi à m’imprégner de cette nouvelle comme je l’aurais souhaité.

Roug ! Waf ! Bof.

Koyolite Tseila
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