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Qui n'a jamais rêvé de naviguer parmi les étoiles ? Mon équipage et moi-même souhaitons partager avec vous notre passion pour la science-fiction en vous invitant à voyager à bord de ce grand navire de l'imaginaire… Bonne visite, votre capitaine
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Les Chroniques du Galion - Les Récifs de Mégavinyle

Atelier d'écriture



Article rédigé par le 03/05/2015
Lu 889 fois



"Les Chroniques du Galion" sont des récits imaginaires écrits par les membres du Galion des Etoiles dans le cadre de notre atelier d'écriture. En partant d'un sujet défini, l'idée est de laisser notre imagination guider nos pas vers d'autres horizons pour divertir nos lecteurs le temps d'une histoire...


J1407b, vue d'artiste, Ron Miller
J1407b, vue d'artiste, Ron Miller

Sujet de l'atelier d'écriture

A bord du Galion des Etoiles, l'équipage trafique autour de l'exoplanète J1407b - dont les anneaux sont 200 fois plus grands que ceux de Saturne - lorsqu'il est soudain pourchassé par des Aliens vivant dans la géante... 

Personnages composant l'équipage du Galion : 
 
  • un capitaine (Koyolite Tseila) 
  • un docteur de bord (Thierry) 
  • un naturaliste à bord (Maestro) 
  • un maître voilier (South) 
  • un gabier de vigie (Fred) 
  • un premier officier (Siebella) 
  • un explorateur patrouilleur (Bernard) 
  • ... 

Les Récifs de Mégavinyle

Alors qu'il s'éloignait du Galion, Maestro effectua une rotation de 90° avec les propulseurs de son exoscaphe. Lentement, l'orbe de la supergéante gazeuse J1407b apparu dans l'angle droit de sa visière alors que, dans son casque, Mark Knopfler entamait le riff de Calling Elvis. Cette planète ressemblait vraiment à une boule de billard posée sur un disque de sable, une sorte de jardin zen cosmique. Et en même temps, ses immenses anneaux aux allures de disque vintage lui faisaient mériter son nom officieux : Mégavinyle. Le spectacle était d'une beauté fascinante et glaçante à la fois. En regardant cette sphère d'un beige si pur, il ne pouvait s'empêcher d'imaginer les créatures exotiques et dangereuses qui y avaient élu domicile des milliers d'années auparavant. 
 
La rotation qu'il avait entamée amenait Mégavinyle juste en face de lui avant de la faire disparaître sur sa gauche. Progressivement, il fit face aux anneaux, si proches qu'il avait l'impression de pouvoir les toucher. Mais l'illusion ne dura pas, et les anneaux à l'aspect compact firent bientôt place à des blocs de glace, de pierre et de métal. L'aspect chaotique de cet univers miniature faisait un contraste surprenant avec la tranquillité ambiante, un peu comme un récif peuplé de poissons se déplaçant de manière nonchalante malgré la présence de requins.
 
Maestro, décida de couper la musique, d'activer les systèmes d'aide à la navigation. Des symboles apparurent sur sa visière. Une flèche verte à sa droite indiquait la direction dans laquelle se trouvait Bernard, son compagnon d'exploration. Le naturaliste de bord était heureux de pouvoir compter sur l'assistance d'un équipier expérimenté et fiable. Une cible rouge se matérialisa presque droit devant lui, entourant un astéroïde précis, celui que l'équipage du Galion avait repéré grâce à sa densité trop faible. Maestro alluma sa radio. 

- Maestro pour le capitaine. 
- Je te reçois 5 sur 5. 
- L'objectif est en vue. Pas de signe de la présence des Amibes ? 
- Négatif, Fred te garantit au moins deux heures de tranquillité. 
- On dirait que South a fait du super boulot avec ces nouveaux écrans occulteurs. 
- Il a bien mérité la bouteille de rhum que j'ai mise de côté. 
- J'espère qu'il nous en fera profiter. 
- Nous approchons de la cible, intervint Bernard. 
- Bien reçu. Maestro à capitaine, communication terminée. 
- Je reste à l'écoute, bonne merde ! 

Juste en face de lui, le bloc ciblé dévoilait ses contours étonnamment réguliers et symétriques. On ne pouvait nier qu'il s'agissait là d'un artefact, probablement un débris de bâtiment qui avait survécu à la destruction de la petite planète quand les Amibes avaient exterminé la race qui occupait les satellites de la supergéante. Même si on ne pouvait nier son caractère artificiel, il était difficile de dire sa nature véritable. 
 
- Je vois une ouverture, intervint Bernard. 
- Je la vois aussi. On fonce ! 
- Non, on y va doucement ! Tu diriges les recherches mais je suis responsable de ta sécurité. 
- OK chef ! Doucement donc. 

Quelques minutes plus tard, ils pénétraient dans le bloc fait d'une matière inconnue, probablement un genre de béton. Privés de la lumière du soleil local, ils durent faire face à une obscurité angoissante. Ils allumèrent leurs projecteurs frontaux ainsi que les émetteurs d'ambiance. Mais malgré cela, les ombres restaient tranchantes comme des lames de rasoirs. Ils flottaient à présent dans une sorte de halle d'où partaient de nombreuses issues. 

- Saloperie de race volante ! C'est un véritable labyrinthe ici, se plaignit Bernard. 
- Pas de souci, la structure générale me rappelle celle des autres bâtiments visités. Je pense savoir où chercher. 
- D'accord, je te suis. Mais je vais quand même prendre une petite précaution. 

Bernard pivota de 180° et prit une petite arbalète accrochée à sa ceinture. Il visa le mur proche de l'entrée et tira. Un carreau à pointe d'adamantium se ficha dans le béton extraterrestre, suivi par un câble en métasoie. Il fixa la bobine à sa ceinture. 

- Ariane a équipé Thésée, annonça l'explorateur. On peut continuer. 
- Par là, dit Maestro en indiquant une ouverture située presque au niveau plafond. 

Ces portes et couloirs étaient assez exigus car la race qui les avaient construits étaient plus petite que les humains, à peine un mètre vingt de haut pour une vingtaine de kilos, mais près de quatre mètres d'envergure et, chose curieuse, un cerveau ventral. Maestro, naturaliste de formation, avait expliqué la cause évolutive de ce positionnement, mais il avait la nette impression qu'à part son pote Thierry, le toubib, tout le monde s'en fichait. Non, ce qui les intéressait, c'était la malachite.
 
Au bout de quelques mètres, ils arrivèrent dans un pièce sombre, totalement sphérique, d'un diamètre d'une trentaine de mètres. Des barres métalliques sortaient des murs, probablement des genres de perchoirs. Et une colonne partait du bas (quand il y en avait encore un) pour atteindre le centre de la sphère. Là, sur la colonne, Maestro vit immédiatement les reflets verts de la malachite. 

- Bingo ! 
- Je m'en charge, dit Bernard. 

L'explorateur donna une impulsion sur le mur avec ses pieds et dériva lentement vers une petite statuette. Ronde et légèrement gravée, elle faisait penser à un bas-relief sur une sphère. Cette forme d'art, typique de cette race volante, faisait le bonheur des collectionneurs de la Terre et de Beverley Space. Bernard s'approcha, prit appui sur la colonne pour arrêter sa course et tendit les mains pour prendre la statuette. Il la saisit et la souleva délicatement, rompant le fragile système de fixation. A bord du Galion, une diode bleue s'alluma sur une console. 

- Capitaine, dit Siebella, je capte une émission d'énergie. 
- Waow, un système antivol garanti vingt mille ans ! Les gars, il faut vous tirer de là, et vite ! 
- Compris, capitaine, répondit Bernard. 

Le spationaute chevronné se tourna vers son équipier scientifique. 

- Allez, grosse tête, accroche-toi, ça va secouer. 

Bernard appuya sur le bouton de retour rapide et la bobine entama son mouvement rotatif. En passant près de la porte, il accrocha Maestro par le bras et l'entraîna dans sa course. Le couloir semblait encore plus étroit à cette vitesse. Bernard devait en permanence jouer avec de petites éjections de gaz pour éviter de percuter les parois. Arrivés dans ce qu'il est convenu d'appeler le hall d'entrée, ils effectuèrent un virage serré. Devant eux, la porte principale se refermait déjà, éclipsant les étoiles. Bernard et Maestro, sans se consulter, eurent alors le même réflexe : enclencher leurs propulseurs à fond. Le naturaliste passa le premier, immédiatement suivi par l'explorateur. 

- Maestro à capitaine. 
- Je t'écoute. 
- Mission accomplie, prêts pour la récupération. 
- Je vous envoie une chaloupe. Visiblement, les Amibes ont repéré l'émission d'énergie et nous foncent dessus. South fait déjà chauffer les moteurs. 
 
Un court silence s'installa, ponctué seulement par les soupirs de soulagement des deux pirates de l'espace. Maestro regarda à nouveau Mégavinyle, à peine cachée par l'un ou l'autre fragment de récif. Il regarda la statuette qui finirait dans la vitrine d'un bio-industriel du Cap, d'Istanbul ou d'ailleurs. Sa vente représentait une aubaine incroyable pour les pirates, l'équivalent de six mois de carburant pour les moteurs et de rhum pour leurs gosiers. Ces missions devenaient de plus en plus risquées, mais par tous les démons de l'enfer ce qu'il aimait ça !

Note Bene

Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne serait que pure coïncidence ;-)

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Maestro *
A bord du Galion, j'occupe la fonction de naturaliste. J'observe, j'analyse et quand mes petits... En savoir plus sur cet auteur


Commentaires

1.Posté par Koyolite TSEILA le 03/05/2015 12:38 | Alerter
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KoyoliteTseila
Cher Maestro, merci pour ce texte. J'aime beaucoup ce récit ! J'apprécie également tes descriptions de l'environnement et de la planète, j'ai vraiment l'impression d'être à tes côtés dans un scaphandre et de voir au travers de la visière. J'aime les histoires qui me transportent. Et cerise sur le gâteau, t'écoute du Mark Knopfler !! Calling Elvis, is anybody home...

2.Posté par Thierry B. le 03/05/2015 12:40 | Alerter
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ThierryB
Génial ! J'adore !!

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