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La Saga des sept Soleils - Tome 5 - Ombres et Flammes (Kevin J. Anderson)



Article rédigé par le 16/10/2011
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La guerre totale entre dans sa phase finale. Les robots klikiss ont longtemps prétendu être les amis de l’humanité, pour mieux y implanter un cheval de Troie. Leur plan laisse les Terriens sans défense, et menace ainsi l’espèce humaine tout entière. Et ce seront peut-être les Ildirans eux-mêmes qui porteront le coup final, car pour leur propre sauvegarde ils s’apprêtent à signer avec les hydrogues un pacte diabolique, qui les obligera à éliminer le dernier carré des humains...


La Saga des sept Soleils - Tome 5 - Ombres et Flammes (Kevin J. Anderson)

Fiche de lecture

Tous les peuples du Bras spiral sont en guerre les uns contre les autres, et comme si cela ne suffisait pas, ils sont de surcroît attaqués par une race ancestrale puissante nommée « Hydrogue », qui détruit des planètes et des soleils aussi facilement qu’on souffle la flamme d’une bougie. Seule enclave au milieu de ces conflits : le peuple ildiran, dirigé et protégé par Jora’h, son Mage Imperator. Les Ildirans sont neutres et donc non-impliqués dans cette guerre. Mais les choses vont changer lorsqu’un émissaire hydrogue impose à Jora’h un odieux chantage : il doit s’allier aux Hydrogues et détruire les êtres humains, sans quoi sa planète sera ravagée, et son peuple, décimé. Jora’h se retrouve donc devant la plus dure décision de sa vie, la plus difficile qu’un Mage Imperator ait eu à prendre depuis des millénaires… Doit-il suivre les instructions des Hydrogues, afin de sauver les Ildirans ? Ou au contraire refuser de trahir les Terriens, mais voir les siens mourir ?

Une strophe de La Saga des Sept Soleils dit : « Viendra une saison d’ombres et de flammes, où les empires tomberont devant leurs ennemis, où les soleils eux-mêmes commenceront à mourir ». Un fardeau que Jora’h, trouve bien écrasant. « Voilà, nous sommes en cette saison, et c’est moi qui l’ai fait advenir », se reproche-t-il aussitôt.

Durant le cours laps de temps qui lui est accordé pour réfléchir, Jora’h va tout mettre en œuvre pour trouver une solution à ce dilemme – si solution il existe. De mon point de vue, c’est ici que nous arrivons dans la partie la plus intéressante de cet ouvrage. En effet, Jora’h pense que la réponse est dans les archives de La Saga des Sept Soleils, dans ces documents manuscrits qui retranscrivent fidèlement l’histoire du peuple ildiran. Jora’h est intimement convaincu qu’au cœur de ces lointains récits oubliés se trouvent la clé de cette terrible énigme. Mais ce que ses deux mandatés vont y trouver se révélera pire que tout. Il se trouve que l’histoire des Ildirans, telle qu’ils la connaissent et se la transmettent de générations en générations, est un mensonge : des parties obscures de la Saga – et pas des moindres - ont volontairement été occultées !

En parallèle à ces révélations, nous pouvons suivre la décadence du Président de la Hanse, Basil Wenceslas, que ses intérêts personnels et son ambition rongent au point de le rendre fou. Dans les tomes précédents, Basil était un homme fort intelligent, perspicace, mais cruel aussi, un personnage qui agissait pour le bien de la Hanse, ce qui l’amenait à prendre parfois des décisions radicales, mais que l’on pouvait comprendre. Dans cet ouvrage, il ne reste de lui que sa cruauté sans borne. J’avoue être quelque peu surprise par la tournure donnée à son caractère. Nous passons d’un personnage complexe et intéressant à un dément qui agit de manière irréfléchie et imprévisible. Il y perd un peu en crédibilité. Je souhaite que son déclin ne soit que temporaire.

Nous arrivons maintenant au point crucial de ce récit, celui qui narre la phase finale de la guerre opposant les peuples du Bras spiral aux Hydrogues. Et à mon avis, c’est là que le bât blesse dans ce cinquième ouvrage. Il aura fallu des milliers de page à Kevin J. Anderson pour nous faire comprendre à quel point les Hydrogues sont puissants et malveillants, et à peine 50 pages pour que leur compte leur soit réglé ! Et c’est aussi lors de ces quelques pages que tous les peuples qui étaient en guerre les uns contre les autres auparavant s’unissent – comme par magie – dans un même élan de solidarité, pour affronter cet ennemi commun. De ce fait, une race capable de pulvériser des mondes et des astres se voit battue à coups de troncs d’arbre, de gouttes d’eau et de sonnettes ! Alors là moi je dis : allô ?! On sait que l’auteur a puisé dans une multitude de références connues pour construire sa saga, et je ne l’en blâme pas, car il a bien fait les choses. Mais si la guerre finale contre les Hydrogues est, par exemple, inspirée de la bataille d’Endor (Star Wars), lorsque les Ewoks affrontent l’Empire à coups de pierres et de flèches, cette « copie » est vraiment mauvaise. Mais pourquoi ne pas avoir utilisé le fameux flambeau klikiss dont il nous parlait tant au début de la Saga ? De plus, j’aurais vraiment bien voulu en savoir plus sur ce peuple de la nuit des temps : pourquoi est-il si belliqueux ? Si l’on s’en tient aux explications de l’auteur, dans son cas, son ancienneté ne lui a pas apporté la sagesse. Au contraire, elle semble l’avoir suralimenté de haine.

Que penser de ce livre ? C’est la question.

D’un côté, il m’a beaucoup plu par bien des aspects, notamment toute la partie qui concerne l’histoire des Ildirans et les choix de Jora’h. Je me suis également réjouie de ses retrouvailles avec Nira, sa prêtresse verte, et j’ai admiré les talents de télépathe hors du commun de leur fille, Osira’h. Si j’ai été étonnée par l’attitude de Basil, je me dois aussi de souligner le fait que son déclin est fort bien décrit. Par ailleurs, je suis également contente que Peter et Estarra se soient enfin révoltés : fini de jouer les pantins de Basil. Il est à noter que le petit jeu de « guerre des nerfs » auquel les trois protagonistes se livrent est des plus subtiles.

D’un autre côté, vous l’aurez compris, la guerre finale contre les Hydrogues a été amenée beaucoup trop tôt à mon goût. Comme La Saga des Sept Soleils comprend 7 tomes, j’aurais préféré que l’auteur la traite avec plus de soin au lieu de la bâcler de la sorte. Je pensais que cet affront serait la phase finale de la Saga. L’apogée ! Je me trompais. J’ajouterai encore qu’après la bataille, c’est le calme plat. Les 35 dernières pages, ce n’est que du remplissage de feuilles blanches, du moins, c’est l’impression que ça en donne. Cependant, Kevin J. Anderson a visiblement plus d’un tour dans son sac, puisque pour ne point déroger à la règle, l’ultime chapitre se termine sur un grand suspens : l’auteur en rajoute une couche en ressuscitant les morts!

En résumé, ce cinquième tome me laisse sur un avis mitigé. Dans l’ensemble, le livre est pas mal du tout, mais c’est peut-être quand même le moins bon de la Saga. Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas cela qui me découragera de lire la suite : l’auteur nous réserve assurément encore bien des surprises, même si pour l’instant, j’ignore où cela va nous mener.


Koyolite Tseila
Passionnée de Science-fiction et d’Imaginaire, ce sont des genres auxquels j'ai désiré rendre... En savoir plus sur cet auteur

        

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