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BD (séries)

        

La Légende du Cap Horn - Tome 1 - L'Albatros

La Leggenda di Capo Horn - Albatros / série en 2 tomes


Rédigé par le 08/11/2020 | Lu 151 fois




La Légende du Cap Horn - Tome 1 - L'Albatros
1914. Une épopée maritime vit ses derniers jours. La voile au long cours cède la place aux grands navires à vapeur et le détroit de Panama est sur le point d'être inauguré. Mais cette fin d'une époque marque le début d'une aventure.

Un équipage réduit au minimum embarque sur un vieux brigantin qui va lever l'ancre, lesté d'espoirs et de courage, pour affronter la route la plus dangereuse du monde...

Dans l'ambiance d'un grand voilier océanique, La Légende du Cap Horn - Albatros est le premier volume d'une saga qui vous transportera au milieu des océans, là où l'homme est toujours mis à rude épreuve contre la nature et contre lui-même et où, s'il a la chance de vaincre, il ne deviendra jamais un héros mais sera content de rentrer chez lui sain et sauf.

Présentation

« La race humaine est divisée en trois catégories : les vivants, les morts et les gens qui partent en mer. »

La Légende du Cap Horn - Tome 1 - L'Albatros
Avril 1914. Dans l’obscurité des ruelles sinistres d’une ville portuaire anglaise, un complot orchestré par deux hommes se trame…

Mai 1914. Marseille. Neil Jernigan, jeune Anglais originaire de Liverpool, est en quête du Funny Lady, un navire en partance pour la Californie. L’agence de navigation de Liverpool auprès de laquelle il s’est annoncé pour un petit boulot ne lui a trouvé que ce départ depuis… la France. Arrivé au port de Marseille, Neil arpente donc les quais à la recherche dudit bateau.

Soudain, il est agressé par des voyous du coin, mais deux Anglais, Brian et Jamie Bukley, le sortent de ce mauvais pas. Les trois hommes sympathisent et Neill apprend que les deux cousins vont embarquer sur le même bateau que lui. Et le Funny Lady est là, juste devant lui ! Quelle n’est pas sa surprise en constatant qu’il ne s’agit pas d’un simple « bateau », mais d’un magnifique trois-mâts, un des derniers grands voiliers océaniques en bois ! On peut donc dire du Funny Lady qu’il est le témoin de la fin d’une époque, celle où la voile au long cours a cédé la place aux grands navires à vapeur.

Neil et ses deux compagnons embarquent à son bord. Le jeune Anglais est accueilli par le cuisinier-cambusier, qui lui présente l’équipage et la tâche qui lui sera attribuée. Contrairement à ce que l’agence lui avait dit, Neil ne sera pas « mousse », mais « garçon de cabine », apprend-il avec déception. En effet, l’agence a demandé à ce que l’équipage soit réduit au minimum et le poste de mousse est déjà occupé. Neil se voit donc attribuer la fonction de garçon de cabine sans vraiment savoir en quoi consiste cette tâche.

L’inexpérience du jeune homme et sa naïveté font qu’il est d’entrée sujet à des moqueries et coups bas de la part des membres de l’équipage. Tout au long du voyage, il va devoir se coltiner des tâches ingrates et s’affirmer petit à petit, pour enfin trouver sa place…

C’est sous la forme d’un journal de bord que Neil nous conte ses aventures et mésaventures à bord du Funny Lady, ce trois-mâts qui se dirige en direction du Cap Horn pour rejoindre ensuite la Californie. Il y a parfois beaucoup de texte, et la police d’écriture, réduite pour tenir dans une bulle, rend la lecture ardue si l’on a pas des yeux de lynx, surtout lorsqu’elle est en italique.

Cette histoire est assez classique : trois jeunes garçons qui ont tout abandonné pour se créer un futur sur le nouveau continent, leurs espoirs, leurs peines et leurs doutes, avec une bonne odeur de mutinerie dans l’air.

En revanche, ce qui la distingue d’un récit traditionnel d’aventures en mer, c’est le souci du détail apporté à la reconstitution de ce qu’était jadis le quotidien – travaux, passe-temps - d’un équipage sur ces grands bateaux à voiles au long cours. L’environnement et les conditions de vie difficiles, voire misérables, sont fort bien retranscrits. Un soin tout particulier a été apporté aux dialogues, dans lesquels l’on trouve des expressions et termes marins, accompagnés de brèves explications. On sent que les auteurs, Luca Celoria et Salvo Carramusa, ont effectué un gros travail de recherches pour restituer au plus juste le cadre historique et les conditions de vie et de survie en mer.

Cette BD compte une soixantaine de pages. On y trouve de belles planches en pleine page, comme celle très détaillée du port de Marseille ou encore celles du Funny Lady en mer. J'ai beaucoup aimé la page consacrée à l'histoire de l'Essex. Les personnages aussi sont bien dessinés, mais ils sont nombreux et il faudra quelque peu s’accrocher pour arriver à bien les différencier et pour se souvenir qui est qui. Par contre, quand il y a de l’action, je trouve le rendu un peu moins heureux. Néanmoins, de manière générale, graphiquement, le résultat est réussi.

En conclusion, une aventure maritime pour les amoureux de la mer et des bateaux, dont je me réjouis d’ores et déjà de lire le second tome (la série est composée d'un coffret comportant 2 volumes).


Koyolite Tseila
Passionnée de Science-fiction, d’Imaginaire et de récits maritimes depuis toute petite, ce sont des... En savoir plus sur cet auteur



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