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Interview de Vanessa Du Frat

Par Koyolite Tseila



Article rédigé par le 24/01/2015
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"Je suis capable, pendant l’écriture, de me placer dans la peau d’un personnage et d’avoir ses réactions en temps réel. J’ai à cœur de ne pas présenter des personnages superficiels, caricaturaux ou unidimensionnels. J’essaie donc de dépeindre de véritables êtres humains, avec les qualités, leurs nombreux défauts, leurs doutes, leurs réactions."
Vanessa Du Frat
Vanessa Du Frat

Bonjour Vanessa, peux-tu stp te présenter à nos lecteurs/visiteurs ?

J’ai 32 ans, je vis actuellement en Suisse avec mes deux chats et mes trois ordinateurs. J’ai un parcours un peu atypique, ayant tout d’abord fait des études de biologie (terminées par un master en génétique du développement) puis travaillé dans le domaine médical, avant de me tourner vers le monde de l’édition et de suivre une formation de correctrice.

Comment l’idée de te lancer dans l’écriture d’un livre t’est-elle venue ?

J’ai toujours adoré lire et raconter des histoires, notamment à ma petite sœur, qui m’en réclamait avant de dormir. Je devais avoir 8 ou 9 ans quand j’ai commencé à coucher les histoires en question sur papier. À l’école, j’étais la fille bizarre qui adorait écrire des rédactions. Lorsque j’ai eu l’idée des Enfants de l’Ô, j’ai décidé de voir où cela allait me mener et je me suis lancée tête baissée dans l’écriture. La première version « achevée » du premier tome (qui n’avait strictement rien à voir avec le premier tome actuel) m’a laissé entrevoir la possibilité d’un livre, mais évidemment, il y avait encore des années de travail avant de pouvoir en faire quoi que ce soit.

De quoi parle ta saga « Les Enfants de l’Ô » ?

La saga raconte l’histoire de deux familles, les de l’Orme et les d’Alencourt. Elle se passe à deux époques différentes et sur deux planètes différentes. La Terre en 2066 pour les de l’Orme, Alia en 2340 pour les d’Alencourt (qui ont changé de nom pour des raisons politiques et qu’on découvre au départ sous le nom de Paso). Sur Terre, nous suivons l’histoire de jumeaux, Line et Lúka, qui vivent sous la coupe d’un père sadique et manipulateur obsédé par ses expériences génétiques, et de Lyen, une jeune prisonnière. Tout commence lorsque Lúka, censé emmener Lyen sur Alia (au moyen d’une machine capable de lier les deux époques et les deux planètes), la laisse s’évader. La jeune femme, à deux doigts d’accoucher, se retrouve perdue au milieu d’une forêt, en pleine tempête. Une équipe envoyée sur place la récupère et l’amène dans un centre militaire, où les médecins se rendent compte qu’elle est porteuse d’un virus. Lyen est placée en quarantaine, de même que la jeune Ludméa, qui l’avait trouvée dans la forêt. Ce centre militaire est dirigé par Ruan Paso, un chercheur arrogant qui a l’air d’en savoir beaucoup sur Lyen et les enfants qu’elle porte…
 
La saga va s’attacher à dépeindre les histoires croisées de ces cinq personnages : Line de l’Orme, Lúka Owen, Lyen d’Eaven, Ruan Paso et Ludméa Eisl. Cinq personnages très différents, dont le destin semble lié.

Combien de tomes as-tu prévu d’écrire ?

Le premier cycle compte 7 tomes, déjà tous écrits. Le septième tome répond à beaucoup de questions, mais ouvre la porte à un deuxième cycle (en cours d’écriture, bien que la publication du premier cycle ait grandement freiné mon avancée).

Parle-nous un peu de la genèse de tes romans. Comment cette aventure a-t-elle commencé ?

Je devais avoir 13 ou 14 ans lorsque l’idée de la saga m’est venue. La première version n’avait strictement rien à voir avec l’histoire actuelle, mais on y retrouvait déjà certains personnages clés. Je l’ai écrite, puis réécrite, puis réécrite… Au final, je l’ai mise dans un coin et je me suis concentrée sur un autre roman, cette fois en littérature générale (et en un seul tome). Pendant mes études de biologie, je m’ennuyais un peu, et j’ai décidé de renouer avec cette histoire. J’ai profité des débuts d’internet pour créer un site et publier ce roman chapitre après chapitre. Les quelques retours des lecteurs (peu nombreux à l’époque) m’ont motivée à m’y intéresser à nouveau, et j’ai écrit un tome parallèle, avec des personnages différents mais se déroulant dans le même univers. La différence de « qualité » entre le premier tome des Enfants de l’Ô et ce tome parallèle était telle que j’ai pris la décision de le réécrire entièrement. L’ancienne version a été reléguée dans un coin et j’ai tout recommencé du début, en changeant pas mal la trame et en incluant de nouveaux personnages. Ce « nouveau » premier tome a donc recommencé une vie en ligne, sur un site entièrement transformé pour l’occasion, et il a trouvé son public. Les quatre premiers tomes ont été postés sur ce site chapitre après chapitre, et c’est l’enthousiasme des lecteurs, leurs menaces de mort si je ne publiais pas la suite et les coqs égorgés sur mon paillasson qui m’ont poussée à me lancer dans l’aventure de la publication papier. Bon, évidemment, je plaisante, cela dit les lecteurs ont réclamé pendant des années un « vrai » livre, que ce soit sur le site, par email ou encore lorsque j’en croisais certains sur des salons littéraires. Et en 2013, soit presque 12 ans après le début de la publication sur le site, le premier tome a enfin vu le jour.

A quel rythme écris-tu ?

Je n’écris pas très vite en comparaison de beaucoup de mes amis auteurs. Je suis perfectionniste, donc je n’arrive pas à me lâcher en me disant « je corrigerai plus tard ». La version « en ligne » du premier tome a par contre été écrite pendant un NaNoWriMo (j’ai profité de l’émulation du Nano, même si je ne l’avais pas fait officiellement), et j’ai réussi quelques années plus tard l’exploit des 90 000 mots en un mois (encore un NaNoWriMo). Mon record est de 9000 mots en une journée (je m’étais fixé une deadline pour la fin du tome 7, deadline que j’ai tenue…). Tout dépend de mon inspiration, de la scène que je dois écrire, de la pression autour (mon chapitre préféré du deuxième tome a été écrit alors que le tome était terminé, je l’ai finalisé en une journée… il faut dire que moins d’une semaine après, le roman partait chez l’imprimeur, alors que le chapitre devait encore passer entre les mains de mon éditrice adorée, puis me revenir, et je devais également faire toute la mise en page du roman). Je suis très vite distraite, donc l’endroit où j’écris le plus, ce sont les trains. Enfermée pendant 3 heures dans un TGV sans internet, c’est là que je suis le plus productive !

As-tu un cadre ou un environnement de prédilection pour écrire ?

Le TGV ^^ Sinon, j’écris dans mon lit, après minuit, avec le mac sur les genoux. J’arrive difficilement à écrire pendant la journée, même si j’imagine que je pourrais me motiver à le faire (mais la journée, les distractions sont plus nombreuses…). Je me suis récemment aménagé un coin écriture, et c’est là que mon tome 2 a été terminé. Je n’ai pas de petit rituel particulier, mais quand je me lance dans une longue session d’écriture, je me fais une théière de Earl Grey, je mets un peu de musique (pas trop fort), et je m’installe devant mon mac…

Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Je ne sais pas si j’ai vraiment des sources conscientes d’inspiration, mais je suis sûre que je suis très influencée par les séries télé (je suis accro aux séries, j’en suis environ une dizaine par semaine) et par les livres que je lis ou que j’ai lus. Cette influence est inconsciente, je ne me suis jamais dit « ah tiens, ça je pourrais mettre dans mon livre ». Parfois, une découverte scientifique ou l’autre va me donner de la matière pour l’histoire. Mais ma saga tourne principalement autour des relations entre les différents personnages, donc tout cela reste secondaire. Certains personnages ont un vécu ou des comportements inspirés de faits réels (histoire des membres de ma famille ou de la famille de mes amis proches). Je ne dirai évidemment pas lesquels, mais ce ne sont pas les plus roses…

Comment construis-tu ton histoire ?

Je me mets devant ma page Word et je fonce ! Je ne structure pas vraiment, je ne fais pas de plan (sauf quand j’arrive à la fin d’un tome, pour être sûre de ne rien oublier, mais je finis toujours par m’en écarter). Pour moi, 90% du plaisir d’écrire vient du fait de découvrir l’histoire en l’écrivant. Si je faisais un plan, je n’aurais juste plus la motivation d’écrire l’histoire. Je pense malgré tout qu’une partie de mon cerveau a déjà tout planifié à l’insu de mon plein gré ^^ J’ai parfois une idée complètement bizarre, et il faut que je l’écrive même si ça chamboule tous mes plans. Je me rends compte après coup que ça tombe très très bien, cette idée bizarre, parce qu’elle va me permettre de suivre une trame intéressante… J’ai déjà essayé de ne pas suivre une idée bizarre ou un comportement de personnage qui allait à l’encontre de mes projets pour une scène, et ça s’est toujours très mal terminé… Au final, j’ai à chaque fois dû revenir en arrière et écrire ce qui s’était imposé à moi.
 
Je ne fonce pas entièrement tête baissée non plus, j’ai ce que j’appelle des « balises », par lesquelles je dois obligatoirement passer à un moment ou à un autre. Je peux m’en écarter tant que je veux, à partir du moment où j’arrive à rejoindre la balise suivante. Ces balises sont très peu nombreuses, trois ou quatre par tome maximum.
 
Pour résumer, on va dire que je sais d’où je pars, je sais plus ou moins où je vais, mais le chemin va dépendre de l’humeur du jour et du paysage :-)

Tes personnages sont extrêmement bien travaillés. Quelle est la recette pour ce faire ?

Les garder dans sa tête pendant 18 ans ? ^^ Je ne sais pas exactement. C’est un mystère pour moi aussi, ils sont « nés » un jour et n’ont cessé de se complexifier, sans que j’y fasse consciemment quoi que ce soit. Je me suis mise à faire des fiches de personnages très très tard (pendant la phase de correction prépublication du tome 1. Donc une fois que tous les tomes étaient déjà écrits, ce qui ne sert à rien d’un point de vue de la genèse des personnages mais ce qui permet de ne pas dire trop de bêtises car certains lecteurs sont très observateurs…). Je suis capable, pendant l’écriture, de me placer dans la peau d’un personnage et d’avoir ses réactions en temps réel. J’ai à cœur de ne pas présenter des personnages superficiels, caricaturaux ou unidimensionnels. J’essaie donc de dépeindre de véritables êtres humains, avec les qualités, leurs nombreux défauts, leurs doutes, leurs réactions. Par exemple, un personnage peut très bien promettre de ne jamais faire telle ou telle chose, et la faire trois chapitres plus loin, car c’est ce que font les « vraies » personnes.
 
À mon avis, le réalisme de mes personnages vient aussi du fait que je ne décris pas uniquement ce qui sert à l’histoire. Alors oui, mes romans sont longs, et oui, certaines scènes ne semblent pas vraiment nécessaires à la trame au moment où elles apparaissent (mais je n’écris jamais de scène inutile, même si je ne m’en sers que trois tomes plus loin), ce qui peut déplaire à une partie des lecteurs. Je pense que c’est ce qui donne du relief à mes personnages, ce qui montre qu’ils ont une vie en dehors de la trame principale.

Tu as choisi la voie de l’autoédition plutôt que d’être publiée par une maison d’édition. Quels sont pour toi les avantages de cette formule ?

Alors clairement, pour moi, il n’y a aucun avantage véritable à passer par l’autoédition, à moins que le contrat proposé par la maison d’édition qui a accepté votre roman soit tellement pourri que rien ne puisse être pire. Dans mon cas, j’ai préféré refuser un contrat avec une grande maison d’édition, contrat qui aurait probablement apporté une plus grande visibilité à ma saga, mais qui m’aurait obligée à faire des concessions auxquelles je n’étais pas prête. J’ai choisi de galérer dans mon coin pour donner aux lecteurs ce que j’avais toujours voulu leur donner.
 
Je suis absolument certaine que les deux tomes tels qu’ils sont parus sont de meilleure qualité que si j’avais été publiée dans cette maison, en grande partie grâce à ma génialissime éditrice, Shirley J. Owens, elle-même auteur (et bourrée de talent, comme pourront le découvrir les lecteurs d’ici peu avec le premier tome de sa trilogie à paraître aux Éditions du Riez). Je ne pourrais pas rêver meilleure partenaire.
 
L’autoédition permet une plus grande flexibilité : un contrôle total sur son texte, sur les canaux de diffusion, sur la promotion, sur le prix, etc. De mon côté, j’ai fait quelque chose de différent, à savoir créer une maison d’édition. Donc je ne suis techniquement pas en autoédition, mais auteur dans une maison d’édition, ce qui me ferme certaines portes de l’autoédition. En contrepartie, j’ai accès à certains prestataires de services, comme les éditeurs.
 
Ma situation n’est pas particulièrement enviable, car je suis « entre deux ». Et pour les auteurs qui voudraient se lancer dans l’autoédition, je ne peux que leur conseiller de bien y réfléchir. Faire de l’autoédition sérieusement, ce n’est pas balancer un fichier Word relu par la cousine secrétaire sur Amazon deux semaines après y avoir mis le point final. Mon premier tome a mis sept ans pour sortir, et ce n’est pas pour rien. J’ai passé presque une année à le retravailler, en tandem avec mon éditrice. Il est passé entre les mains de plusieurs correcteurs (dont moi, mais bon, corriger ses propres écrits est quasi impossible). J’ai regardé des tutoriels sur InDesign pendant un mois pour être capable de me servir du programme, et j’ai mis trois semaines à faire ma maquette intérieure et ma maquette de couverture. Bien sûr, je suis hyper perfectionniste, donc je ne dis pas que tout le monde aurait besoin d’autant de temps, mais la partie « prépresse » demande beaucoup de travail. D’un autre côté, j’ai choisi de passer par un imprimeur au lieu de mettre en place un système d’impression à la demande, un pari très risqué que je ne conseille pas à ceux qui se lancent : gros risque de se planter et de ne pas rentrer dans ses frais (cela ne change rien au travail fourni, mais demande d’investir une certaine somme au départ).
 
Au final, je ne regrette rien, mais j’avoue que si la maison d’édition que je convoitais au départ venait vers moi et me faisait une proposition, j’accepterais probablement. C’est assez peu probable, vu que le directeur de collection a refusé de regarder mon manuscrit ou de savoir de quoi il parlait dès qu’il a su qu’il y avait plusieurs tomes… On peut toujours rêver :-)
 
Pour résumer, ce n’est pas pour des raisons de contrôle sur le texte que j’ai préféré l’autoédition, mais bien parce qu’il est extrêmement difficile de trouver un éditeur prêt à prendre le risque de publier une longue saga familiale qui flirte avec la science-fiction. Quand on écrit un tel « ovni » littéraire, il faut en assumer les conséquences ^^

Tu as créé un site internet dédié aux Enfants de l’Ô. Quels types d’informations tes lecteurs et visiteurs peuvent-ils y trouver ?

Sur le site principal, on trouve la boutique (pour acheter les versions papiers des deux premiers tomes. Les versions électroniques sont disponibles sur quasi toutes les librairies électroniques), une petite présentation de l’illustratrice (la talentueuse Suzanne van Pelt, qui est devenue depuis une véritable amie), les deux premiers chapitres du tome 1, la bande-annonce du tome 1, ainsi qu’une partie « cachée » que quelques lecteurs ont trouvée, qui contient beaucoup plus d’informations : les décors du roman, des dessins des personnages faits par les lecteurs, un livre d’or, et bientôt des fiches de personnages. Pour ceux qui n’ont pas trouvé cette partie du site, cliquez sur le symbole de Z’arkán dans le menu :-) Et pour le mot de passe qui est demandé, le petit QR code à la fin du livre devrait vous aider…
 
Le 1er janvier 2015, un nouveau site a vu le jour. J’ai repris mon idée du roman en ligne pour y diffuser l’intégralité du nouveau tome 1 (la version publiée, donc) à raison d’un chapitre chaque lundi.

Aurais-tu un conseil à donner à un jeune auteur pour bien débuter dans l’écriture ou une expérience que tu souhaiterais partager ?

Mon conseil principal : savoir accepter la critique et se remettre en question. Quand on débute, il faut prendre du recul et ne pas se braquer dès qu’un lecteur ou un autre auteur vous fait une remarque. Je pense qu’on passe tous à un moment ou à un autre par une phase (qui dure plus ou moins longtemps) où on a l’impression d’avoir pondu LE truc génial qui va changer à jamais l’histoire de la littérature (j’exagère un peu, mais c’est l’idée). Ce n’est qu’une impression. Bien souvent, en laissant « poser » le roman (ou la nouvelle) quelques semaines, on se rend compte qu’on s’est lourdement trompé et qu’il y a encore des milliers de choses à améliorer.
 
Par contre, il ne faut pas tomber dans l’excès inverse et réécrire sans cesse, peaufiner, polir, jusqu’à ce que le texte perde toute sa substance. Ce n’est pas évident de trouver le juste milieu, malheureusement.
 
Je pense qu’on ne peut progresser qu’en prenant en compte l’avis de ceux qui nous lisent, qu’il soit positif ou négatif. Pendant des années, j’étais présente sur des forums littéraires, et j’ai vu passer de très nombreux jeunes auteurs. Beaucoup d’entre eux arrivaient, balançaient un texte bourré de fautes, et se mettaient à insulter ceux qui osaient donner leur avis. Et disparaissaient ensuite pour sévir à nouveau sur un autre forum. Certains restaient humbles, remerciaient les membres qui avaient critiqué le texte, demandaient des conseils, essayaient de s’améliorer. Et parmi ceux-là, il y en a quelques-uns dont les romans sont aujourd’hui en librairie…
 
Un autre conseil, qui me semble très important : ce n’est pas parce qu’un éditeur manifeste un intérêt pour votre texte qu’il faut se jeter sur le contrat stylo en main. Si vous décrochez un contrat, demandez l’avis d’autres auteurs, sur les forums ou « en live ». Évidemment, je ne parle pas des arnaques typiques genre « on est super intéressés par votre livre et on va en vendre plein, mais par contre, faudrait nous filer 2 000 € », je parle des maisons à compte d’éditeur. Dans mon cas, j’étais probablement mieux préparée que beaucoup de jeunes auteurs vu que j’avais travaillé dans une maison d’édition et qu’ayant pas mal d’amis auteurs publiés, je connaissais un peu les conditions « acceptables ». J’ai tout de même demandé l’avis d’amis auteurs ou éditeurs (qui ont été assez unanimes, dans mon cas). Un contrat, c’est très particulier, et pas mal de choses peuvent paraître assez secondaires au premier abord (comme les droits sur l’édition numérique – bien qu’à présent les auteurs commencent à se méfier… – ou encore les droits d’adaptation, la durée de cession des droits, et plein de petites choses notées dans un jargon technique difficilement compréhensible pour quelqu’un qui les rencontre pour la première fois). Ces choses secondaires risquent de vous revenir un jour en pleine figure. Donc si vous recevez le « oui » tant espéré, réfléchissez bien quand même, et surtout, demandez l’avis de ceux qui sont déjà passés par-là !

Un dernier mot pour la fin ?

Un grand merci au Galion des Étoiles pour m’avoir donné l’opportunité de parler un peu de ma saga ! Cette histoire est avec moi depuis maintenant 18 ans et me tient particulièrement à cœur, et j’espère vous avoir convaincus d’aller au moins regarder les premiers chapitres disponibles gratuitement sur le site :-) J’en profite aussi pour remercier les lecteurs qui me suivent depuis l’époque du feuilleton en ligne et qui m’ont poussée à faire le grand saut. Sans eux, je n’en serais pas là aujourd’hui (et je ne parle pas simplement de l’édition du livre).

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Sources

Photo de Vanessa : @Suzanne Van Pelt
Images et texte : @Vanessa Du Frat


Koyolite Tseila
Passionnée de Science-fiction et d’Imaginaire, ce sont des genres auxquels j'ai désiré rendre... En savoir plus sur cet auteur


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