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Qui n'a jamais rêvé de naviguer parmi les étoiles ? Mon équipage et moi-même souhaitons partager avec vous notre passion pour la science-fiction en vous invitant à voyager à bord de ce grand navire de l'imaginaire… Bonne visite, votre capitaine

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Stargate Universe

2 saisons | 40 épisodes



Article rédigé par le 08/10/2011
Lu 898 fois




Stargate Universe
Stargate Universe se déroule dans un vaisseau qui servit de lieu d'expérience pour les Anciens il y a plusieurs millions d'années. Ceux-ci n'ont jamais vu l'aboutissement de cette expérience, car ils se sont focalisés sur l'ascension. L'expérience des anciens consistait à envoyer un vaisseau à travers l'univers jusqu'à la frontière de galaxies inconnues et de rejoindre le vaisseau grâce au neuvième chevron de la porte des étoiles. Le concept de la série est donc centré sur l'utilisation du neuvième chevron. Universe introduit une équipe d'explorateurs qui trouve un vaisseau Ancien abandonné appelé 'Destiny'. Incapable de retourner sur Terre, l'équipage doit se débrouiller par lui-même à bord du vaisseau, dont la mission préprogrammée est de les emmener aux confins de l'univers. 

Critique de la saison 1 par Koyolite Tseila

J’ai terminé de visionner la première saison de Stargate Universe. Alors c’est sûr qu’on est loin de l’ambiance légère de Stargate SG1 et de Stargate Atlantis. Le ton est beaucoup plus sombre, le style se rapproche de celui de Battlestar Galactica 2003. Mais malgré cette similitude, la série a sa propre identité. Je pense que c’est la série la plus mûre de la franchise Stargate, et peut-être aussi, la plus intelligente. En effet, pour bien comprendre ce qui se passe dans Stargate Universe, il faut non seulement savoir ce qu’est une porte des étoiles, mais également connaître les Anciens et leur technologie, ce qui permet de spéculer sur les tenants et aboutissants de celle-ci, et avoir une idée des précédentes missions et découvertes effectuées par les équipes SG1 et SGA. De plus, tout au long des épisodes, se développent des trames qui tiennent en haleine le téléspectateur, et qui, tout comme c’est le cas pour les personnages, l’incite à réfléchir et à se positionner au cœur du Destiny. Nous voilà donc avec un petit groupe de personnes (des militaires, des scientifiques et des civils) contraints de cohabiter dans ce nouvel environnement.

Niveau scénario, l’idée est vraiment intéressante. Tout comme dans Battlestar Galactica, des êtres humains se retrouvent, malgré eux, coincés à bord d’un vaisseau – le Destiny - et ils cherchent à rentrer sur Terre (l’équipage du Galactica est en quête de la Terre pour y habiter, celui du Destiny cherche une solution pour retourner sur leur monde natal). Le Destiny, cet énorme bâtiment spatial, a été envoyé il y a très longtemps par les Anciens, dans le cadre d’une expérience qui consistait à le diriger jusqu’aux confins des galaxies. Une fois arrivé au but, les Anciens avaient pour idée de monter à son bord grâce au 9ème chevron de la porte des étoiles. C’est cependant une étude qui n’a jamais aboutit, puisqu’on le sait, les Anciens ont effectué leur Ascension entre temps.

Stargate Universe

En ce qui concerne les acteurs, il n’y a pas photo : Robert Carlyle (le docteur Rush) est excellent. On ne sait que penser du Dr Rush… Est-il vraiment sincère lorsqu’il prétend ne pas savoir comment retourner sur Terre, ou bien en sait-il plus qu’il ne veut le dire et cache volontairement des informations ? En effet, on pourrait imaginer que s’il retournait sur Terre, le projet « Destiny » pourrait lui être retiré et se voir confié à un autre, une hypothèse insupportable pour Rush. On a également le sentiment que Rush s’est approprié le vaisseau et que ce dernier a une influence sur lui… Rush est un peu un mélange de Daniel Jackson (curiosité, entêtement, manière d’aborder les cultures étrangères) et de Samantha Carter (il est capable de réparer beaucoup de choses à bord et excelle dans l’art de bidouiller les instruments du Destiny). Mais en plus, il a un côté obscur…

J’aime bien le personnage d’Eli Wallace, le jeune mathématicien. Il a la nonchalance et quelques traits d’humour de Jack O’Neill, combinés à l’intelligence de Rodney McKay, mais sans le côté arrogant du scientifique. C’est un civil, sans grande prétention, fan de SF et de jeux vidéo, au look et au physique tout ce qu’il y a de plus banal. A quelque part, il symbolise « monsieur et madame tout le monde ». Ca pourrait être vous et moi.

Je trouve que le colonel Everett Young impose respect et sympathie, tout en ne tombant pas dans le stéréotype classique du militaire, comme c’est le cas avec le sergent Ronald Greer. Tout comme Rush, ce personnage est difficile à cerner, et se retrouve à devoir prendre des décisions souvent difficiles, à faire des choix qui peuvent paraître durs. Je pense que tout comme Rush, le colonel Young est entouré d’ombres…

Niveau effets visuels, la série a la qualité d’un film. Les effets sont excellents et n’étouffent pas le scénario. J’ai été fortement impressionnée lors de l’explosion de la planète dans le pilote. Et je reste bouche bée à chaque fois que l’on voit un plan du Destiny évoluant dans l’hyperespace. J’aimerais bien pouvoir m’asseoir dans la baie d’observation pour y contempler l’espace au-dehors. C’est magnifique.

En conclusion, voilà une série intelligente (peut-être un peu trop pour certains télespectateurs ?), avec un bon scénario. Certaines scènes sont parfois un peu crues, mais cela n’est pas pour me déplaire. Lesdites scènes ne sont pas « gratuites », comme c’est le cas dans Battlestar Galactica par exemple. Dans Stargate Universe, je les trouve plutôt réalistes et tout à fait à leur place dans le contexte. Elles donnent de la crédibilité à l’histoire. Alors oui, il y a du sang, de la violence, de l’amour. Mais le tout est bien dosé et n’est pas criard, ni dérangeant. Après tout, comment réagirions-nous si nous nous retrouvions coincés avec des inconnus à bord d’un vaisseau spatial à des années lumières de chez nous ? Pas mieux, je le parie ! C’est le genre de situation dans laquelle nos véritables instincts ressortent. Je reprochais un peu aux précédentes séries de la franchise d’être trop stériles à mon goût (pas de morts, pas de sang, pas de démonstration de sentiments, etc.), quoique dans Stargate Atlantis, c’était déjà mieux que dans Stargate SG1. Dans Stargate Universe, les personnages osent sortir de leurs gongs. Leurs sentiments explosent, ils ont les nerfs à fleur de peau. Ils osent également crier leur mécontentement et colère. Certains personnages, comme Rush ou Youg sont particulièrement bien construits, riches en personnalité, ce qui leur confère des caractères exceptionnels. J’aime également ces petits moments d’introspection, au début ou à la fin d’un épisode, lorsqu’ils nous ouvrent les portes de leur cœur et leur âme sans pudeur.

Malheureusement, l'annonce de l'arrêt de la série après la deuxième saison est confirmé. Quel gâchis ! J’espère qu’on aura au moins le droit à une fin en ordre...

Koyolite Tseila


Critique de la saison 2 par Maestro

Je vais essayer d'éviter les spoilers, mais méfiance si vous n'avez toujours pas vu la saison 2... 

SGU est radicalement différent des deux autres séries de la franchise Stargate. Alors que SG1 et SGA sont en milieu ouvert, avec une base fixe et des tas de possibilités de déplacements, SGU repose sur des bases totalement différentes : un vaisseau à moitié déglingué, une trajectoire non-maîtrisée, des possibilités de déplacement extrêmement limitées. Ajoutez à cela que les personnages n'ont pour la plupart pas choisi cette mission mais la subissent et vous aurez un cocktail détonnant et prometteur. 

Techniquement, SGU est basé sur la technique de l’huis-clos, à savoir des personnages enfermés en un lieu, avec des mystères et peu de contacts avec l'extérieur. Les ambiances sont sombres, oppressantes, étouffantes. Il en résulte des personnages beaucoup plus fouillés au niveau psychologique, avec une tendance nette à l'introspection. J'ai souvent eu peur que la série ne tombe dans des considérations psychologiques trop tirées par les cheveux. Heureusement, c'est rarement le cas. Malgré l’huis-clos, le suspense et l'action sont bien présents. 

J'aime beaucoup les personnages de Rush, d'Eli et du colonel Young. Rush est un salaud magnifique ! Eli est génial mais manque de confiance en lui. Il combat cette tendance mais y arrive rarement, jusqu'à l'épisode final... Quant à Young : enfin un militaire qui ne soit pas seulement un gros dur mais un brave type avec ses doutes. J'avoue que je vois beaucoup moins l'intérêt de Chloé et Matt. L'infirmière est trop "versatile" on dirait que les scénaristes n'ont jamais réussi à ce mettre d'accord. Quant à Camille Wray, je ne pouvais tout simplement pas la blairer au début de la série mais elle évolue bien au cours de la saison 2. Idem pour David Telford dont les motivations continuent de m'échapper. A force de détailler et de nuancer, les scénaristes sont parfois tombé dans l'incohérence. Tous les autres personnages sont secondaires et interchangeables, mais néanmoins beaucoup plus détaillés que les personnages secondaires de SG1 et SGA. 

Au cours du voyage, les passagers du Destiny rencontrent des civilisations étranges ou au contraire extrêmement familières. Autant les personnages humains sont détaillés, y compris ceux de l'Alliance Luxienne, autant les aliens sont laissés en plan. Ils sont quasi systématiquement hostiles. Et quand ils changent d'avis c'est de manière un peu miraculeuse. Que ce soit pour les Ursinis ou les Nakai, j'aurais aimé en savoir plus. Et je ne parle même pas des Drones, dont l'existence ne repose que sur des hypothèses et deviennent presque énervants pour le téléspectateur à la fin. C'est l'équivalent des Réplicateurs, mais on ne connait presque rien d'eux. 

Le pire, c'est que SGU est une série inachevée. Déjà, au cours de la saison 2, on sent bien que les scénaristes ont voulu couper court à certains problèmes. Je ne révélerai pas lesquels, mais à la fin de l'épisode 1 vous aurez compris ce que je voulais dire. Et à la fin de la série, rien n'est fini. Même un film n'aurait pas suffi. Il fallait une vraie saison 3. Et là, c'est une déception. La série se clôture sur un suspense minime mais surtout sur de grandes interrogations. 

Malgré le ton critique que j'adopte, je pense que SGU est intrinsèquement la meilleure série de la franchise. Elle est plus adulte que les autres. Les défauts que je pointe ont moins à voir avec ce qu'elle est qu'avec ce que les auteurs en ont fait. Il y avait là un potentiel incroyable qui est malheureusement gâché par une non-fin indigne.

Maestro


Koyolite Tseila
Passionnée de Science-fiction et d’Imaginaire, ce sont des genres auxquels j'ai désiré rendre... En savoir plus sur cet auteur


Commentaires

1.Posté par THIERRY le 11/10/2011 02:45 | Alerter
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ThierryB
Une occasion manquée, que cette 3e série de la franchise Stargate. Il y avait un beau potentiel, mais il fut fort mal exploité. Dommage que la franchise SG se termine ainsi (enfin, espérons que ce soit seulement une - longue - mise en sommeil, comme c'est le cas des passagers du Destiny...).

2.Posté par Capitaine KERMADEC le 23/02/2013 12:48 | Alerter
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Fanch
Bien d'accord avec vous, les amis !

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