Connectez-vous S'inscrire
Menu
Galion Etoiles
Le Galion des EToiles
Facebook
Twitter
Pinterest
Google+

Qui n'a jamais rêvé de naviguer parmi les étoiles ? Mon équipage et moi-même souhaitons partager avec vous notre passion pour la science-fiction en vous invitant à voyager à bord de ce grand navire de l'imaginaire… Bonne visite, votre capitaine

Notez

Plan 9 from Outer Space



Article rédigé par le 04/08/2013
Lu 274 fois




Plan 9 from Outer Space
Dans les années 1950, des extraterrestres, alarmés par la maîtrise balbutiante de l'énergie atomique, craignent que nos progrès scientifiques ne nous amènent à détruire par accident la galaxie toute entière.

Ils décident alors de prendre contact avec les gouvernements terriens afin de les persuader de renoncer à cette course à l'armement nucléaire. Peine perdue : les autorités américaines répondent par un méprisant silence avant d'ordonner à l'armée de tirer sur les soucoupes volantes.

Les extraterrestres n'ont cependant pas dit leur dernier mot. Comme aucun plan diplomatique ne semble déboucher sur une conclusion heureuse, ils décident de mettre en place le « plan 9 » qui vise à ressusciter les morts pour punir ces humains inconscients. D'inquiétants personnages hantent peu à peu les cimetières californiens : goules, femmes vampires et zombies fraîchement déterrés se mettent à harceler les résidences des alentours. Heureusement, les Américains vont se rebeller et lutter contre les extraterrestres.

Critique du film

Au début des années 80, deux ans après la mort d'Ed Wood, « Plan 9 from Outer Space » a été qualifié de « pire film de tous les temps », dans la lignée de son réalisateur, épinglé « plus mauvais cinéaste de l'histoire du cinéma ». Même si ce jugement est très sévère, il n'est pas dénué de fondement : le film, comme l'essentiel de l'œuvre d'Ed Wood, est truffé de lourdes imperfections dues à un grand amateurisme.
Soucoupe volante
Soucoupe volante

Les décors sont en carton et ça se voit, les effets spéciaux sont très approximatifs et peu dissimulés (soucoupes volantes suspendues à des fils de nylon, feux d'artifice pour simuler des explosions, maquillage qui change de forme, etc), ce qui rend le film assez surréaliste. Une part énorme est laissée à l'imagination du spectateur : deux hommes assis sur des chaises avec un rideau en arrière-plan représentent des pilotes dans un cockpit d'avion, par exemple. Un homme qui cache le bas de son visage dans une cape noire est un vampire, mais c'est surtout la doublure du véritable acteur, décédé peu de temps auparavant. Tout sonne faux dans ce film, que ce soit le jeu des acteurs (selon les moments, surjoué ou totalement plat), la crédibilité des dialogues, ou la profondeur de l'intrigue. Rien n'est juste, rien ne fait « vrai », rien ne fonctionne. Même les quelques vedettes du casting (une présentatrice de télévision populaire, un catcheur professionnel et Bela Lugosi lui-même, grand acteur de films d'épouvante) offrent une prestation mauvaise, de même niveau que celle des acteurs moins connus.
L'ombre d'un micro apparaît nettement dans le cockpit...
L'ombre d'un micro apparaît nettement dans le cockpit...

Et pourtant, le film a un certain charme. Je n'ai pu m'empêcher de le trouver sympathique, pas désagréable à regarder. J'ai même plutôt passé un bon moment, alors que tout est mauvais, tout. Pourquoi ? Je crois que c'est la vision du « Ed Wood » de Tim Burton qui m'a permis de le comprendre : ce film a été porté avec enthousiasme. Le réalisateur s'est fait plaisir, comme un enfant à qui on offrirait un cadeau longtemps attendu. Et une bonne partie du casting semblait dans les mêmes dispositions d'esprit, soit de manière sincère, soit par amitié pour l'auteur. Au final, on est devant un film fait par une bande d'amis pour eux-mêmes et ça se sent. Et c'est contagieux. Bien sûr, pas question de s'émerveiller d'un bout à l'autre, mais on a tout du long une impression très ambiguë : « c'est mauvais mais j'aime bien ».
L'actrice Maila Nurmi (Vampira) interprète une mort-vivante...
L'actrice Maila Nurmi (Vampira) interprète une mort-vivante...

Ed Wood est mort d'une crise cardiaque liée à son alcoolisme, déprimé par le mépris que rencontrait chacun de ses films. Ce n'est que plusieurs années après son décès que son oeuvre - et « Plan 9 from Outer Space » en particulier - a acquis une place à part dans le cœur du public. Certes, ce sont de véritables cas d'école, des contre-exemples parfaits pour la plupart, mais de nombreux cinéphiles se sont pris d'affection pour cet auteur enthousiaste, cet éternel enfant qui a su concrétiser ses visions et les offrir à son public. C'est pour ma part ce que j'en retiens : Ed Wood était un mauvais réalisateur, « Plan 9 from Outer Space » est un mauvais film, mais je garde une image positive des deux.




Commentaires

1.Posté par Thierry B. le 04/08/2013 13:51 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

ThierryB
Finalement, "Plan 9 ..." est devenu un film-culte, ce qui aurait certainement plu à son réalisateur, même si ce n'est pas pour le bonnes raisons.

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

SVP NE METTEZ PAS DE LIENS EXTERNES DANS VOS COMMENTAIRES, CEUX-CI SERONT SUPPRIMÉS PAR LE WEBMASTER! Il est primordial de soigner son orthographe sur toutes les zones de saisies du site. Pensez que de nombreuses personnes vous lisent. Le langage SMS est interdit sur l'ensemble des zones de saisies de ce site. Veuillez svp prendre connaissance du Règlement avant de poster votre commentaire. Le filtrage des commentaires est de rigueur sur ce site. Le webmaster se réserve donc le droit de valider les commentaires et de supprimer ceux qui sont contraires au Règlement.






cookieassistant.com