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Qui n'a jamais rêvé de naviguer parmi les étoiles ? Mon équipage et moi-même souhaitons partager avec vous notre passion pour la science-fiction en vous invitant à voyager à bord de ce grand navire de l'imaginaire… Bonne visite, votre capitaine

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Le Drame du Titanic



Article rédigé par le 10/04/2012
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Quatre-vingt-cinq ans après sa disparition, le 15 avril 1912, le TITANIC suscite toujours la curiosité passionnée des foules. Naufrage catastrophe - il y eut plus de 1500 disparus -, l'image du géant des mers s'enfonçant lentement dans les eaux noires de l'Atlantique a frappé durablement les esprits.

Grand spécialiste de la marine, Philippe MASSON se penche sur le dossier de ce naufrage, et les conclusions qu'il tire des innombrables pièces d'archives inédites qu'il a pu consulter - rapports d'ingénieurs, délibérations de commissions d'enquête, témoignages des rescapés, etc. - sont effarantes. Il reconstitue les étapes du drame et répond à un certain nombre de questions troublantes. Pourquoi par exemple les canots de sauvetage furent-ils mis à l'eau aux trois-quarts vides ? Un iceberg pouvait-il seul endommager la coque du navire au point d'entraîner un naufrage aussi rapide ? Comment expliquer que les bateaux situés à proximité du TITANIC n'intervinrent pas ?

Philippe MASSON éclaire d'une lumière nouvelle le plus grand fait divers du XXe siècle. Il analyse en outre les conséquences techniques, commerciales, économiques et socioculturelles de la tragédie. Enfin, l'auteur rend compte des plus récentes explorations qui ont abouti à la découverte de l'épave légendaire, par 400 mètres de fond. Grâce à ces dernières investigations, grâce aussi aux cartes et aux nombreuses photos réunies en fin de volume, ce dossier du naufrage s'impose comme une somme définitive autant qu'attrayante jamais constituée sur la question.


Le Drame du Titanic

Catastrophe maritime

Il y avait 2201 personnes à bord du Titanic, dont 711 seulement ont été sauvées. 1 490 personnes ont péri lors du naufrage du Titanic, ce qui fait de cet événement une des plus grandes catastrophes maritimes en temps de paix et la plus grande pour l'époque.
Le Drame du Titanic

Le drame du Titanic, préface de Philippe Masson

Le 15 avril 1912, le Titanic de la White Star, le plus grand et le plus luxueux paquebot du monde, disparaissait dans l'Atlantique Nord, au cours de sa traversée inaugurale, au sud de Terre-Neuve, après avoir heurté un iceberg. L'émotion fut intense dans le monde entier et le drame du géant des mers prit l'allure d'une catastrophe internationale. Emotion d'autant plus vive que ce magnifique bâtiment, chef-d'œuvre de la technique, semblait marquer une étape décisive dans l'histoire de la construction navale et passait pour insubmersible.

Sous la pression des journaux et de l'opinion, se refusant à invoquer la fatalité, des commissions se livrèrent pendant des mois à des enquêtes approfondies, interrogeant des centaines de témoins. La catastrophe tenait-elle à une imprudence du commandant ou des officiers, à une construction défectueuse ou à une compétition commerciale à la limite du criminel ?

N'avait-elle pas été aggravée par l'insuffisance des moyens de sauvetage ou par le comportement douteux de certains navires alertés par T.S.F., qui n'avaient permis que de recueillir à peine plus de 700 rescapés ? Avec patience, on s'efforcera de déterminer l'origine du plus grand naufrage de l'histoire maritime, qui semblait brutalement remettre en cause un progrès ininterrompu depuis le milieu du XIXème siècle.

Le Titanic, c'est beaucoup plus qu'un drame de la mer. La nuit du 15 avril 1912 a pris des allures de légende, de mythe, qui conservent une extraordinaire résonnance. La disparition du géant des mers, le calme, l'étonnante abnégation dont ont fait preuve les passagers ont inspiré des opérettes, des chansons, des films, des romans, voir même des poèmes épiques. Aux USA en particulier, le souvenir du Léviathan constitue un des événements majeurs du monde contemporain, à la manière de la Guerre de Sécession. Il hante encore bien des consciences. Une « Société Historique du Titanic », en plein développement, recueille documents et souvenirs. Tous les cinq ans, à la date anniversaire du drame, ses adhérents, les « Enthousiastes », multiplient les manifestations et présence des derniers survivants (Nb : Le dernier survivant du naufrage du Titanic, Mme Millvina Dean, est mort au mois de mai 2009 à l'âge de 97 ans).

Le Titanic, c'est encore une étonnante résurrection, qui constitue une des plus éclatantes réussites de la recherche océanique et de l'archéologie sous-marine. En 1985-1986, à la suite d'une campagne de recherche admirable de rigueur, une équipe franco-américaine a pu retrouver l'épave par 4000 mètres de profondeur, en visiter certaines parties et rapporter d'étonnantes images du géant disparu, en grande partie intact et recouvert d'une abondante végétation aquatique. Contrairement aux espoirs de certains, le Titanic ne sera pas renfloué. Il continuera, comme un magnifique vaisseau fantôme, à reposer au fond de l'océan, dans un site classé comme mémorial maritime. Ce repos doit être à la mesure d'un drame qui dépasse le cadre de l'accident.

Pour beaucoup, la nuit du Titanic apparaît comme un signe du destin, un avertissement que l'homme, nouveau Prométhée, n'a pas voulu entendre et qui annonçait peut-être la fin d'une époque.

La route du Titanic

Itinéraire prévu pour le Titanic
Itinéraire prévu pour le Titanic

Mercredi 10 avril 1912, au début de l’après-midi :

Le Titanic appareille à Southampton. L'énorme bâtiment descend le chenal, double l'île de Wight par le Solent et pénètre dans la Manche.

Mercredi 10 avril 1912, le soir :

Le Titanic mouille en rade de Cherbourg et embarque une centaine de passagers.

Jeudi 11 avril 1912, vers midi :

Le paquebot effectue une dernière escale au large de l'Irlande, en face de Queenstown ; 120 personnes montent encore à bord. Deux heures plus tard, le bateau appareille pour New York. Il longe la côte sud de l'Irlande.

Jeudi 11 avril 1912, à la tombée de la nuit :

Le Titanic pénètre dans l'Atlantique, où il commence vraiment son voyage inaugural

L'accident : nuit du 14 au 15 avril 1912

Dessin de Willy Stöwer sur la catastrophe
Dessin de Willy Stöwer sur la catastrophe
14 avril, 09h00 :

Le Titanic a déjà parcouru 1 451 milles (2 335 kilomètres). Durant cette journée, il reçoit une dizaine de messages venant de plusieurs navires, parmi lesquels le Baltic et le Californian, lui signalant des avis de glace.

23h40 :

Fleet et Lee, installés dans la hune du grand mât à 30 mètres et reliée à la passerelle par téléphone, veillent attentivement la présence d'iceberg. On leur a recommandé la plus grande vigilance. Pour les deux officiers, la veille doit s'achever à minuit. En dépit de leur caban, le froid commence à les gagner. La température est tombée en dessous de zéro degré. Soudain, l'un et l'autre tressaillent, se penchent en avant, les yeux écarquillés. Aucun doute. Trois coups de cloches. Téléphone : « Iceberg droit devant ! ».

Avant même de raccrocher, l'officier Murdoch commande : « Barre à bâbord toute ! ». Simultanément, il actionne le transmetteur d'ordres à l'attention de la salle des machines : « Arrêt des machines, en arrière toute ! ».

Pendant des secondes interminables, rien ne se produit. Le Titanic ne réagit pas. L'iceberg grandit, devient énorme. Le choc semble inévitable. Lentement, très lentement, enfin, l'étrave se déplace vers la gauche, de deux quarts à peine. Suffisamment pour l'obstacle soit évité, du moins, en partie.

L'avant du Titanic heurte, ou plutôt racle l'iceberg, qui défile ensuite tout le long de la coque en faisant pleuvoir sur la plage avant et sur le pont des embarcations une grêle de petits blocs de glace. Le choc accompagné d'un très léger mouvement de roulis a été à peine perceptible. Tout au plus une légère vibration, un grincement.

Aussitôt. Murdoch se précipite vers le levier situé à droite de la barre qui commande la fermeture des cloisons étanches. Dans les fonds, des lumières rouges s'allument, des sonneries retentissent. En quelques secondes, les lourdes portes d'acier s'abattent.

Le capitaine Smith, qui était parti se coucher, arrive sur le pont. Il ordonne la fermeture des cloisons étanches. Murdoch lui apprend que c'est déjà fait. Tout le monde se porte alors sur la partie droite de la passerelle, sur l'aileron de manœuvre. L'énorme iceberg est déjà derrière. Il s'évanouit dans la nuit... Le Titanic est maintenant arrêté et pivote lentement de 90° sur lui-même.

Smith donne l'ordre à Boxhall d'aller inspecter les fonds. Il fait reprendre la marche en avant lente. Il jette un œil sur l'habitacle de la timonerie. L'indicateur d'assiette affiche une gîte de 5 degrés. Le commandant fait alors à nouveau arrêter les machines. Boxhall revient de son inspection et déclare que tout paraît en ordre. Sceptique, Smith lui demande de trouver le charpentier et de se livrer avec lui à une inspection approfondie des compartiments avant. Le quatrième officier n'a pas besoin d'aller bien loin. Il rencontre le charpentier sur le pont C et ce dernier lui annonce d'inquiétants dégâts : les premiers compartiments sont envahis par d'importantes voies d'eau. Puis, petit à petit, c'est la catastrophe, l'impensable : l'eau monte et passe par-dessus les compartiments étanches. C'est mathématique, il n'y a rien à faire. L'avant du bateau va s'enfoncer de plus en plus. Thomas Andrews, l'architecte du navire, pose son verdict : le Titanic en a encore pour une heure, une heure et demie peut-être.

15 avril, 02h18 :

Les lumières du Titanic clignotent une dernière fois puis s'éteignent. Un instant plus tard, le paquebot se brise en deux. Alors que la partie avant coule, la partie arrière flotte pendant quelques instants et se remplit d'eau lentement.

02h20 :

La partie arrière du Titanic coule à son tour.

Malchance

Le Titanic a eu la malchance de heurter un iceberg imposant, dans le cadre d'une situation climatique exceptionnelle. Il a eu le malheur de naviguer par une nuit qui n'était pas comme les autres, sans brume, sans vent, sans la moindre houle. Les veilleurs et les hommes de la passerelle n'ont pu bénéficier de leur repère habituel, la frange d'écume qui signale la base des icebergs à bonne distance. L'iceberg a été aperçu à la fois trop tard et trop tôt. Trop tard pour l'éviter. Trop tôt pour ne pas tenter une manœuvre d'évitement qui a conduit à un choc latéral plus grave, plus pernicieux qu'une collision de plein fouet.

Sources

Le Drame du Titanic (Philippe Masson)
Images : Wikipédia


Koyolite Tseila
Passionnée de Science-fiction et d’Imaginaire, ce sont des genres auxquels j'ai désiré rendre... En savoir plus sur cet auteur


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