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L'Ere du Vent



Article rédigé par le 14/03/2013
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L'Ere du Vent
Après une guerre apocalyptique qui a quasi-exterminé la population terrestre et stérilisé la majorité de ses mâles, l’homme a renoncé au progrès et à l’électricité, pour n’utiliser que la force motrice générée par l’air comprimé.

C’est dans le cadre de ce rétrofutur, dans lequel une royauté progressiste lutte contre une théocratie réactionnaire, que quelques humains aux personnalités ambigües vont s’entredéchirer. Mêlant leurs frustrations et leurs revanches, leurs ambitions et leurs intérêts, leur désir de justice ou leur soif de puissance, ils vont lutter pour un autre avenir.

Plongez-vous dans le monde du Royaume des Iles Unies et laissez-vous emporter dans l’Ère du Vent, en méditant philosophiquement sur la nature profonde de l’âme humaine.

Fiche de lecture

Le récit s’ancre dans un futur éloigné, en 2492, à une époque où toute trace de l’électricité a disparu. Cette technologie étant tombée dans le tabou, elle cède sa place à l’énergie à air comprimé. En ces temps où les femmes ont tout pouvoir, la Reine des Iles Unies, Betty IV, cherche désespérément à assurer sa descendance. Cependant, il demeure très complexe de trouver un géniteur apte à lui donner un enfant, puisque que la majorité des mâles s’avère stérile dû au Grand Suicide — grand génocide, qui visait à réduire la population terrestre, durant laquelle de nombreuses armes contraceptives furent mises au point.

Jay Vaast, un jeune Traducteur manifestement fécond, est appelé par la Reine pour une mission de la plus haute importance : devenir l’Etalon Royal de sa souveraine afin de lui assurer une héritière au trône. Néanmoins, Wendy Sarnia ne sera guère complaisante vis-à-vis du nouveau travail de son Favori Jay Vaast… Heureusement, l’affectation de la jeune femme la mènera à la rencontre de nouvelles personnes, notamment O’Grady, un évêque de la Foi Salvatrice.

Alors que chacun mène sa mission à bien, la Reine en tant que dirigeante, Jay Vaast en tant que géniteur et Wendy Sarnia en tant que Traductrice, l’Eglise de la Foi Salvatrice tisse dans l’ombre une conspiration afin de destituer Betty IV, car son attitude est jugée contraire à la régression instaurée par la religion actuelle.

Les premiers éléments qui m’ont attirée sont le titre et la couverture. Il faut admettre la joliesse de l’illustration, créée par Miguel Coimbra, un excellent artiste au vu de ses œuvres. En approfondissant ma découverte du livre grâce au résumé, j’avoue m’être attendue à une histoire passionnante. A tort, malheureusement…

Le roman se scinde en deux parties. Alors que la première est pleine d’explications, de découvertes et de lenteurs, la deuxième se révèle bien plus attrayante, avec une bonne dose d’action, sans répits notables. Durant le premier temps, la trame m’a impressionnée par sa légèreté. Le seul objectif de cette première partie ne se résume pratiquement qu’aux désirs libidineux des protagonistes. Je ne suis pas du tout attirée par ces scènes impudiques, dépeintes sans aucun charme. Je préfère encore lire « Justine, ou les Malheurs de la vertu », dont les mots sont poétiquement tournés par le Marquis de Sade, que la tournure risible des représentations concupiscentes de ce livre.

Aucun personnage ne sort du lot. Je ne constate que des caractères plats, sans aucune originalité. L’on doit ainsi se contenter de plaines, là où auraient pu s’ériger des montagnes. Car effectivement, des rôles auraient pu être exploités splendidement, afin d’en obtenir des situations très intéressantes.

Que dire de l’écriture ? J’ai connu mieux, certes, mais j’ai déjà lu bien pire. Tout au long du livre, la plume de l’auteur demeure correcte. Les phrases se lisent facilement, bien qu’aucune recherche approfondie ne soit faite. Gros point noir cependant pour les fameuses scènes luxurieuses ; certaines descriptions sont franchement rédhibitoires. Autre bémol, plus la fin du roman approche, plus les fautes poignent dans les pages, comme s’il y avait un certain essoufflement.

Un élément très important dont il est essentiel de parler : les nombreuses interventions en anglais. Le roman est parsemé de ce genre de phrases, nous faisant sauter d’une langue à une autre. Sans compter l’utilisation du dialecte normand ! Certes, ce peut être un moyen de s’immerger au mieux dans le roman, mais personnellement, je n’ai pas trouvé ce procédé très fructueux. A voir également si le livre pourra séduire les personnes non initiées à l’anglais. Car, contrairement à ce qui est écrit au début, toutes les phrases ne sont pas traduites ou compréhensibles grâce aux dialogues qui suivent.

La deuxième partie du roman rehausse fort heureusement le ton. Le récit se tourne enfin vers un sujet plus prenant, celui du complot de l’Eglise envers la Reine. Les pages s’avalent plus rapidement, quelques mystères prévisibles se résolvent, néanmoins, pour mon plus grand malheur, les paragraphes charnels n’en finissent point ! Si au moins l’histoire gagnait en intérêt, mais non, l’on dirait un simple assouvissement d’obsessions voluptueuses. Notamment l’image de Mars à la merci de Vénus, un viol auxquelles deux femmes s’avouent y prendre plaisir, la découverte d’une nouvelle orientation sexuelle très peu crédible dans la situation donnée.

Le rythme entretenu dans cette deuxième partie retombe brutalement, sans laisser le temps au lecteur de s’y accoutumer. Toutes les énigmes sont résolues en une enfilade de réponses. Une cérémonie clôture l’intrigue, un épilogue achève le livre.

En conclusion, voici une histoire très en lourdeur… Je me suis beaucoup ennuyée. J’ai dû attendre plus de la moitié du livre pour enfin parvenir à accrocher à l’histoire. Ce qui est vraiment dommage, car l’on ne voit qu’à la fin le potentiel de l’auteur. Si toutes les scènes lubriques avaient été remplacées par des passages faisant réellement avancer le récit en profondeur, nul doute qu’une meilleure qualité aurait été au rendez-vous.

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