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Qui n'a jamais rêvé de naviguer parmi les étoiles ? Mon équipage et moi-même souhaitons partager avec vous notre passion pour la science-fiction en vous invitant à voyager à bord de ce grand navire de l'imaginaire… Bonne visite, votre capitaine

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Interview de Luc Merandon

Par Koyolite Tseila



Article rédigé par le 11/10/2012
Lu 805 fois


TAGS : Luc Merandon


"Des anecdotes, entendues ou lues ici ou là peuvent quelquefois déclencher des idées d’histoires. Cela arrive très souvent, surtout pour des nouvelles ! Après quelques lignes ou quelques jours de macération, je décide de leur donner, ou pas, une chance d’avoir une vie."
Luc Merandon
Luc Merandon

Bonjour. Qui êtes-vous ? Présentez-vous svp à nos lecteurs/visiteurs.

Bonjour, je suis Luc Merandon, j’ai la cinquantaine bien entamée, je suis marié, j’ai des enfants et même des petits-enfants. J’ai la chance d’être désormais, Auteur à plein temps mais, en « CDD, ad vitam aeternam » car dans notre monde cruel, rien n’est jamais acquis ! J’écris des romans, dans différents genres, des nouvelles et sous un pseudo, des contes illustrés et des polars pour ado.

Comment vous viennent les idées pour écrire ?

Des anecdotes, entendues ou lues ici ou là peuvent quelquefois déclencher des idées d’histoires. Cela arrive très souvent, surtout pour des nouvelles ! Après quelques lignes ou quelques jours de « macération », je décide de leur donner, ou pas, une chance d’avoir une « vie ». Mais en général, c’est plutôt un projet que j’échafaude, assez longtemps d’ailleurs, et lorsque je sens qu’il est « mûr », les lignes et les pages s’entassent les unes derrière les autres !

Comment écrivez-vous ? A quel rythme, dans quel cadre ?

Je n’ai pas de règle, encore moins de calendrier. Si pour des nouvelles, quelques semaines peuvent suffirent pour en avoir suffisamment afin qu’avec mes relecteurs-correcteurs et mon éditeur, nous décidions d’en sélectionner 15 ou 20 pour un recueil, un roman peut prendre, en tout cas chez moi, plusieurs années ! Mais ce n’est pas tant de l’écrire qui prendra le plus de temps, plutôt la préparation, les recherches et encore une fois, la « macération » du projet qui feront que la gestation sera plus ou moins longue.

Si je prends comme exemple « Les portes de Nazca », l’idée a tourné en boucle dans mon esprit pendant plusieurs mois, puis tout d’un coup, j’ai couché sur un cahier, le plan puis le synopsis et enfin les principaux personnages. J’ai alors commencé la rédaction de quelques chapitres mais j’ai rapidement constaté que quelque chose clochait. Je manquais de crédibilité et d’arguments… Alors, direction l’aéroport et comme Bertrand Desprées, j’ai pris un vol pour Santiago via Madrid, pour quelques jours de repérages… En fait j’y resterai presque 5 mois ! Tant j’avais besoin de me familiariser avec toute cette magnifique culture sud-américaine. Et puis le Chili, ça n’est pas le Pérou ! J’ai donc exploré ces 2 pays pour y puiser toute la richesse des gens, des paysages, des couleurs et surtout des mystères pour faire en sorte que mon récit « transpire » à chaque page, de tous ces éléments.

Comment construisez-vous votre histoire, votre récit ?

Comme je viens de l’expliquer, d’abord le sujet de l’histoire mûrit plus ou moins longtemps puis je bâtis un plan, le synopsis, j’y ajoute quelques personnages. Enfin, lorsque cela me semble clair, je commence la rédaction.

Autoédition ou éditeur ? Quel est votre avis sur la question ? Que choisir, pour bien débuter ?

Bien que l’autoédition soit encore préférable, et de loin, à l’édition à compte d’auteur (à fuir !) ; la « vraie » voie restera toujours l’édition à compte d’éditeur. Même si c’est long et difficile ! Auteur et éditeur sont 2 métiers bien distincts, l’écrivain écrit et l’éditeur… édite ! Ayez toujours à l’esprit que c’est l’éditeur qui doit assumer le risque financier d’un projet éditorial qu’il a lui-même, choisi d’éditer. En aucun cas, l’auteur ne doit débourser le moindre centime pour être éditer.

Avez-vous un conseil particulier à donner à un jeune auteur ou une expérience à partager ?

Après avoir terminé son manuscrit (du moins le crois-t-on), il est légitime de l’imprimer en une dizaine d’exemplaires et de se précipiter à La Poste pour l’envoyer fièrement aux Maison d’Edition que nous connaissons tous, pour avoir lu leurs best-sellers. C’est ainsi que, nous tous, commettons notre première erreur. Nous venons de perdre une centaine d’€ en impression et frais de port.

La première chose à faire est de relire et faire relire son texte, attention pas par vos copains ou votre famille, leur avis n’est pas objectif et, excusez ma franchise, ne vaut rien ! Même si vous êtes « Masterisé ou Agrégé » en Lettres Modernes, faites-vous corriger… C’est indispensable !

Ensuite lorsque votre texte est exempt de toute coquille, erreur de concordance des temps, faute d’orthographe, de grammaire ou de syntaxe, sélectionnez scrupuleusement, parmi les quelques 2 500 éditeurs hexagonaux, ceux dont la ligne éditoriale sera en pleine cohésion avec votre récit. Assurez-vous aussi que le sujet que vous abordez n’a pas déjà fait l’objet de publication dans cette Maison ; il est rare en effet, qu’un éditeur publie un thème qu’il aurait récemment traité. Alors, si cela vous est possible, déplacez-vous afin de remettre votre manuscrit en main-propre à chaque destinataire. Préalablement, vous aurez pris soin de prendre RDV avec le responsable d’édition adéquat. Enfin lorsque les réponses, négatives pour la plupart (encore une fois excusez-moi d’être franc et direct), reviendront, appelez les éditeurs et faites les parler : qu’est-ce qui leur a déplu ? Qu’est ce qu’il manque, ou qu’il y a-t-il en trop ? Que cherchent-ils ? Y-a-t-il des passages superflus, ou au contraire, manquants ? Etc… etc… !

Alors remettez votre ouvrage sur le métier et retravaillez votre texte, encore et encore, jusqu’au jour où l’on vous dira : « Votre texte m’a emballé et j’y crois ! » Alors et seulement alors, peut-être aurez-vous gagné.

Un dernier mot ?

J’ai fondé, avec quelques amis, une Association d’Auteurs, « Les Acteurs du Livre et de l’Edition Associés » (A.L.E.A.), justement pour créer, dans un premier temps, une synergie entre les auteurs issus de la « petite » édition ou de l’édition indépendante et puis, peut-être un label, dans lequel se retrouveraient, peut-être en position de force, toutes celles et ceux qui, comme 98 % des auteurs, n’ont pas accès aux rayons des libraires. Alors, je profite de ces lignes pour tous vous inviter, lecteurs, critiques littéraires, éditeurs et libraires à venir nous visiter. Merci !

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Sources

Photo et texte : @Luc Merandon


Koyolite Tseila
Passionnée de Science-fiction et d’Imaginaire, ce sont des genres auxquels j'ai désiré rendre... En savoir plus sur cet auteur


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