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Qui n'a jamais rêvé de naviguer parmi les étoiles ? Mon équipage et moi-même souhaitons partager avec vous notre passion pour la science-fiction en vous invitant à voyager à bord de ce grand navire de l'imaginaire… Bonne visite, votre capitaine

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Interview de Laurent Elie

Par Koyolite Tseila



Article rédigé par le 23/09/2012
Lu 732 fois


TAGS : Laurent Elie


"Je prends mon imaginaire sous le bras et je pars à l’aventure avec lui !"
Laurent Elie
Laurent Elie

Bonjour. Qui êtes-vous ? Présentez-vous svp à nos lecteurs/visiteurs.

Salut ! Laurent Elie, auteur « interactif », accessible au commun des mortels par Internet… J’écris de la Science Fiction, grâce à une bonne dose d’imagination… presque sans limites !

Comment vous viennent les idées pour écrire ?

Des films, séries TV, jeux vidéo, et, oserai-je dire que je retrouve certaines de mes idées dans des jeux et séries qui sont sorties après mes livres ? Comme quoi, ce n’est pas moi qui copie, ou, comme leurs auteurs n’ont pas lu mes livres, on dira plutôt que ce sont des idées « universellement accessibles » ?

Comment écrivez-vous ? A quel rythme, dans quel cadre ?

Cela varie beaucoup, d’une période à l’autre… Globalement : « quand j’ai assez d’idées pour m’y lancer », et les idées qu’il me manque à ce moment-là viennent en écrivant. Un peu comme « l’appétit vient en mangeant », l’imagination vient en imaginant.

Pour la plupart des « grands lecteurs », j’écris mal. Je décris peu, car je délègue à mes lecteurs la moitié du scénario. Je m’occupe des grandes lignes, fournis quelques détails cruciaux, et laisse tout le reste à l’imaginaire de mes lecteurs. Du point de vue de ceux-là, c’est une formule qui fonctionne plutôt bien.

J’écris presque exclusivement du fond de mon canapé, avec un fond musical sans paroles, parce que j’ai besoin d’une concentration qu’un « ex-musico » comme moi ne peut pas atteindre s’il y a une parole à fredonner ou à chanter en même temps…

Enfin, j’insiste sur le fait que je n’aime pas me fixer de date butoir (même si j’essaie, ce qui est paradoxal). L’Art de l’écrit dégage pour moi une liberté intellectuelle hors de toute notion contractuelle, de tout engagement, ni envers mes lecteurs ni envers un imprimeur/éditeur/diffuseur. Le seul engagement que je me fixe, c’est envers moi-même. Et là, déjà, c’est assez difficile. Mais c’est un excellent challenge par contre !

Comment construisez-vous votre histoire, votre récit ?

« Je prends mon imaginaire sous le bras et je pars à l’aventure avec lui ! » C’est ce qui décrit le mieux ma vision des choses. Ça, c’est pour le « comment » humain. Le « comment scénaristique », c’est plutôt : j’ai un point de départ, et… c’est tout. Ah, non, ce n’est pas tout. Un peu à l’instar de certains personnages de jeux de rôles, j’ai un ennemi juré, un ennemi viscéral. Et j’aime le faire s’affronter avec mes personnages, qui deviennent alors extension de ma propre personne.

Autoédition ou éditeur ? Quel est votre avis sur la question ? Que choisir, pour bien débuter ?

Pour bien débuter, il n’y a qu’une seule possibilité à mes yeux : l’autoédition. C’est le point de vue « féminin du masculin que je suis » : je conçois mon œuvre, la porte en moi comme une femme enceinte porte son enfant, la développe, l’aide à se construire « selon mes vœux », puis… l’accouche, la mets au monde, c’est… mon bébé !

De plus, c’est assez moche à dire, mais qu’y a-t-il de plus percutant que de prendre le risque d’accoucher d’un « bébé » imparfait, bourré de fautes, d’erreurs de français, et de prendre le risque de l’exposer au monde entier, qui ne prendra que rarement des pincettes pour vous en reprocher l’imperfection ?

Sérieusement, rien ne vaut le « trop tard » pour se rendre compte de ce qu’il y a à faire évoluer. Mais, contrairement à un bébé, il est possible de le retirer, le retravailler, reconcevoir, recorriger (plusieurs fois !) avant de le refaire naître, plus beau, plus fort, plus évolué.

Autoédition, donc, dans aucune hésitation.

Avez-vous un conseil particulier à donner à un jeune auteur ou une expérience à partager ?

Quels que soient ses choix, ses vœux pour son œuvre, il ou elle doit le faire « comme il/elle l’entend », et non pas comme d’autres voudraient qu’elle soit ! Rester fidèle à soi-même, à son imaginaire, à ses envies.

Et, par ailleurs, prendre le temps de poser ses questions à d’autres auteurs « amateurs » comme nous. Obtenir des avis divers, qui le/la feront évoluer ou non en conséquence.

Enfin, s’il/elle choisit l’édition via une « maison », bien lire le contrat plusieurs fois et le faire lire à d’autres personnes de son entourage avant de signer. Ne jamais oublier qu’on peut se faire priver de ses droits de paternité (maternité ?) sur l’œuvre. S’il/elle produit un « best-seller » et qu’il/elle a cédé tous ses droits à la maison d’édition, alors il/elle s’en voudra. De même, si l’éditeur ne veut plus le rééditer, l’auteur pourra toujours essayer tout ce qu’il voudra, il n’aura qu’à… s’en vouloir.

Bref, méfiâtes !

Lien utile


Sources

Photo et texte : @Laurent Elie


Koyolite Tseila
Passionnée de Science-fiction et d’Imaginaire, ce sont des genres auxquels j'ai désiré rendre... En savoir plus sur cet auteur


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