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Qui n'a jamais rêvé de naviguer parmi les étoiles ? Mon équipage et moi-même souhaitons partager avec vous notre passion pour la science-fiction en vous invitant à voyager à bord de ce grand navire de l'imaginaire… Bonne visite, votre capitaine

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Interview de J.C. Gapdy

Par Koyolite Tseila



Article rédigé par le 29/01/2017
Lu 1227 fois


TAGS : J.C. Gapdy


"En fait, c’est l’imaginaire qui me plait aussi bien dans la lecture que l’écriture. S’évader de ce qui existe, non pas vers un monde meilleur, mais un monde, un univers différent. J’accroche à ces écrits qui créent justement des Univers complets et cohérents, suffisamment détaillés pour être crédibles et passionnants."
J.C. Gapdy
J.C. Gapdy

Bonjour, qui êtes-vous ? Présentez-vous svp à nos lecteurs/visiteurs.

J.C. pour Jean Christophe Gapdy. Bordelais de naissance, Provençal d’adoption depuis 34 ans, après un passage en pays gaga (Saint-Étienne dans la Loire) et lyonnais. Informaticien de métier (je sais c’est vague), écrivain de passion, avec quelques balais de vie de famille, fort heureuse, derrière moi, je vis au pied du Géant de Provence, le Mont Ventoux, dans la patrie de Vélocio.

Quels types de récits écrivez-vous et de quels genres ?

D'abord et avant tout nouvelliste, je viens pourtant d’achever un premier roman SF en septembre 2016 pour lequel j’espère quelques réponses d’éditeurs ; un autre roman Fantasy attend dans mon disque dur.

Je suis franchement dans les genres de l’imaginaire, d’abord Science-Fiction, Fantastique en second, et Fantasy.

En tant qu’amateur des genres SF, Fantastique et Fantasy, qu’est-ce qui vous plaît dans ceux-ci ?

Si je me contente de la SF, afin d’être « presque raisonnable », c’est un mélange complexe entre anticipation, sciences futuristes et exploration. Je n’y dédaigne pas, loin de là, les genres divergents où l’inexplicable relève presque de la magie. Ce qui veut dire que j’apprécie le Space-Opéra, mais aussi les technothrillers, les Planet-Opera (genre la planète géante de Jack Vance), les univers divergents, les paradoxes temporels, les univers de Robots, les dystopies, les Laboratory-SF. Ainsi que des genres parallèles qui ne sont donc pas forcément de la SF, tels que l’uchronie et le steampunk.

En fait, c’est l’imaginaire qui me plait aussi bien dans la lecture que l’écriture. S’évader de ce qui existe, non pas vers un monde meilleur, mais un monde, un univers différent. J’accroche à ces écrits qui créent justement des Univers complets et cohérents, suffisamment détaillés pour être crédibles et passionnants.

Comment vous viennent les idées pour écrire ? Vos sources d’inspiration ?

Aucune idée pour mes « idées ». Elles arrivent, se bousculent même. Je ne les gère pas. Elles sont là, à fleur de pensées et cela me va bien. Par contre, elles sont tellement nombreuses que je dois faire le tri, entre les bonnes qui m’inspirent, les inutiles et les « fades » qui ne plairont pas à un lecteur. Les sources d’inspirations sont innombrables et ce n’est pas une blague. Il m’est arrivé d’écrire sur une simple phrase échangée (cas d’une nouvelle, titrée « Nouvel Avenir », née d’une remarque de mon alpha-lecteur préféré), d’une photo ou dessin, parfois d’un mot nouveau ou de quelque chose qui se prête à un titre (cas de l’uchronie « Importance toute relative » dans Aliens, Vaisseau et Cie), d’une lecture d’un texte (cas de la « Chasse aux Voirloups »), de pensées au coucher ou au réveil, etc.
Interview de J.C. Gapdy

À quel rythme écrivez-vous ?

Quand j’ai l’envie et le temps. Donc aucune régularité. Par contre, une fois lancé, si je dispose de plusieurs jours où je suis à peu près tranquille, je produis beaucoup. Ce qui veut dire 1 à 2 nouvelles par semaine et, dans les moments de folie, jusqu’à 3.

Avez-vous un cadre ou un environnement de prédilection pour l’écriture ?

Un ordi, le calme, mais impérativement avec de la musique. La chatte de la famille qui vient me voir de temps à autre. Et, concrètement, quand je dis « le calme », c’est une façon de parler, car cela ne me perturbe pas d’être dérangé et il m’arrive même d’écrire en écoutant ce que l’on me raconte (j’écris bien « en écoutant » pas « en entendant »), de m’arrêter alors un quart d’heure, demi-heure et de reprendre comme si de rien n’était.

Comment construisez-vous vos histoires ou vos récits ?

Méthode très personnelle. Quand j’ai le début de mon histoire et que je me sens en phase avec elle, j’écris. L’histoire vient toute seule. Plus j’avance, plus l’histoire se structure. En fait, je déteste écrire le début, c’est la fin, la chute qui m’intéresse. Or, cette chute, je ne la connais pas au moment où je commence. Elle vient petit à petit, se fait lentement désirer, pour surgir dans les 2 ou 3 dernières pages de la nouvelle ou du chapitre de roman.
 
Quand j’ai fini cette version dite zéro, je pose tout et je laisse décanter. C’est-à-dire que je travaille sur l’histoire dans ma tête. Puis je reprends, j’affine le scénario jusqu’à la chute. J’améliore mes personnages, les situations. J’envoie à mon relecteur fou qui va me « démolir » tout ça en me trouvant les failles qui restent, les points qui mériteraient d’être mieux expliqués ou plus en profondeur, les incohérences qui peuvent subsister. On va ainsi jusqu’à la Version 4. À partir de celle-ci, je reprends le style, le français, la correction des fautes, la recherche des répétitions, etc. jusqu’à ce que le texte soit correct. J’arrête à la version 5, voire 5.2.
 
La trame de l’histoire est donc posée dès le début, mais elle s’affine avec le temps.
 
Je précise que je travaillais auparavant en m’arrêtant à la version 2. Depuis que des relecteurs m’aident (je les salue au passage, Frédéric et Bernard, car sans eux je n’aurais pas progressé si bien que ce soit), j’ai pu franchir quelques étapes d’exigence tant dans l’écriture que dans les récits eux-mêmes. Sans eux, je ne crois pas que j’aurais achevé mon épais roman SF.

Accordez-vous plus d’attention à la construction de votre scénario ou au travail de vos personnages ?

Autant. Au point souvent de mêler les histoires, celle de base et celles des personnages, afin qu’ils aient leurs caractères, leurs vies, leurs façons de s’exprimer, d’agir, etc.
 
Pour donner un exemple, « Autochorie martienne » mélange une histoire SF sur l’apparition d’une intelligence végétale à l’histoire personnelle de l’héroïne avec ses problèmes de famille. J’ai besoin des deux. Une histoire intéressante avec une chute inattendue ET des personnages qui ne sont pas superficiels.

Quels sont les livres et/ou recueils de nouvelles que vous avez publiés ?

Actuellement, j’ai 23 nouvelles qui sont parues soit en recueil soit isolément, outre un livre en Fantasy édité sous un autre pseudonyme.
 
Côté livres :
 
« Aliens, Vaisseau et Cie » chez Assyelle, recueil de 11 nouvelles SF
« L’éternité oubliée » chez Assyelle, recueil poétique de Fantasy.

Côté nouvelles publiées isolément :
 
« New-Éridan » dans une anthologie hommage à Philip K. Dick, « Dimanche au bord du monde » chez Assyelle.
« Autochorie » dans la Revue Gandahar n°5 sur l’Intelligence végétale.
« Substitution », « Survivance », « Souffrance et espérance », « Surveillance » 4 nouvelles SF dans le hors-série n°3 du webzine « Nouveau Monde ».
« La chasse aux voirloups » et « L’armorial bleu », deux nouvelles fantastiques dans ce même hors-série.
« Peine de Mort » (nouvelle SF) et « Maître Zynarf » (nouvelle fantasy) dans le  hors-série n°4 du webzine « Nouveau Monde ».
« Shégavely speel » (ou Abandon) et « Perdu dans l’Univers », deux nouvelles SF en Jpad chez Jingwei Agency.
  
D’autres sont en attente soit de parution, soit de décision de comités de lecture (un roman SF et un autre recueil SF pour ces derniers).
Interview de J.C. Gapdy

Autoédition ou éditeur, que choisir pour bien débuter ?

Aucune idée. Je pense qu’il y a des choix, des moyens, du temps, des questions de patience et sans doute des dizaines de motivations. À ceci s’ajoute le choix du papier ou du numérique actuellement.
 
Pour ma part, j’ai débuté chez un éditeur, Assyelle. Je pense rester dans le cadre de l’éditeur pour l’instant, même si, au vu du nombre de manuscrits que chacun d’eux reçoit, les refus sont plus nombreux que les acceptations.

Auriez-vous un conseil particulier à donner à un jeune auteur ou une expérience à partager ?

Non ! Je déteste les conseils. J’apprécie l’aide, les explications, etc., mais pas les conseils. Chacun écrit à sa manière, à son rythme, dans le genre ou les genres qu’il apprécie. Les seules choses dont je peux parler, ce sont des constats. Écrire, c’est du travail, ce n’est pas un passe-temps. Cela veut dire des heures et des heures à peaufiner son texte, son histoire, ses personnages, son style, ses phrases, ses détails, sa cohérence historique.
 
Deuxième point, c’est le regard critique que peuvent donner des relecteurs. Je trouve cela extraordinairement profitable. Une critique à chaud, des remarques, etc. pour affiner et améliorer tout ce que je viens d’indiquer. Un regard extérieur, différent, mais forcément complice et amical. Ce qui veut dire réaliste et impliqué dans le récit, l’histoire. Donc sans fausse concession aussi.
 
Enfin, écrire, c’est être patient. Surtout si l’on veut travailler avec des éditeurs. On parle de mois d’attente pour un retour de comité de lecture avec acceptation ou refus, puis d’autres mois avant la parution effective. L’autoédition réduit cela et efface une partie du stress associé. Mais je dois reconnaitre qu’aussi bien « Assyelle », « Gandahar » que « Nouveau Monde » m’ont permis de travailler avec des correcteurs particulièrement agréables et professionnels.

Merci de votre participation. Un dernier mot pour la fin ?

Rien, hormis un grand, très grand merci. D’une part pour nos échanges – plus qu’agréables – depuis bientôt un an et demi, pour m’avoir permis de connaitre Bernard (dont j’ai attaqué le dernier livre que j’ai acquis de lui « L’aéronaute embourbé », un petit régal sur l’un de ses ancêtres, régal que je recommande à chacun). D’autre part, parce que je profite du site et de ce qui y est présenté avec un grand plaisir.
 
Sinon, j’espère avoir l’occasion de venir parler un jour pas trop lointain de mon recueil et de mon roman, tous deux à venir, ce dernier parlant de paradoxes temporels et de l’univers qu’est notre propre système solaire.
Interview de J.C. Gapdy

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Sources

Photo, illustrations et texte : @J.C. Gapdy


Koyolite Tseila
Passionnée de Science-fiction et d’Imaginaire, ce sont des genres auxquels j'ai désiré rendre... En savoir plus sur cet auteur


Commentaires

1.Posté par Bernard VIALLET le 04/02/2017 18:39 | Alerter
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CCRIDER
J'ai rencontré J.C Gapdy quelque part entre Syrius et Alpha du Centaure et je peux attester que comme nouvelliste, n'en déplaise à sa grande modestie, c'est un bon et même un très bon. Salut l'artiste ! Que la Force et le Succès t'accompagnent !

2.Posté par Siebella CHTH le 10/05/2017 20:05 | Alerter
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Sieb
Bonjour,
Ici aussi, une lecture très attentive et enrichissante pour découvrir -ou pas- un univers dans lequel je me reconnais totalement. Et là aussi, des similitudes étranges avec ma propre expérience, mes propres méthodes de travail. Comme il est réconfortant de constater que de vrais écrivains ont été nouvellistes au départ aussi.. Je me sens moins E.T en lisant cette interview, et je suis ravie de pouvoir glaner de précieux conseils de ci de là.. Merci Monsieur Gapdy !
Et merci Cap'tain également !

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