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Interview de Bleuette Diot

Par Koyolite Tseila



Article rédigé par le 25/09/2012
Lu 1159 fois




"Les idées me viennent tout naturellement, issues de mes passions pour l’archéologie, l’histoire et l’astrophysique."
Bluette Diot
Bluette Diot

Bonjour. Qui êtes-vous ? Présentez-vous svp à nos lecteurs/visiteurs.

Bonjour à tous les auteurs et visiteurs du Galion. Je suis Bleuette Diot, l’auteure de la saga médiévale fantastique Yrmeline ou le chant des pierres. En 2011, j’ai signé deux contrats avec la maison d’éditions du Pierregord, spécialisée dans le roman historique. Hélas, comme c’est le cas pour beaucoup d’entres eux, mon éditeur vient de déclarer faillite dans l’été. Plusieurs éditeurs m’ont contactée depuis et, dès que j’aurai récupéré mes droits, je signerai avec celui qui me sera le plus favorable et en qui j’aurai le plus confiance. Un rapport de confiance mutuel est absolument nécessaire pour s’entendre dans ce métier là !

Je mène de front mon activité de romancière avec ma carrière d’enseignant-chercheur au département Histoire et Archéologie. Outre mes travaux d’investigations sur le terrain tels que les sites de Stonehenge, Carahunj, Gobëkli Tepe, etc… mon travail consiste à creuser au fond des mythes et des légendes du monde afin de découvrir des réalités historiques, géologiques ou géographiques oubliées. J’ai obtenu l’appui du National Geographic en ce qui concerne mes travaux sur le Doggerland, cette terre immergée en mer du Nord dont je parle dans les tomes 2 et 3 d’Yrmeline. L’hypothèse que j’avance est une première, à savoir : cette Atlantide du Nord pourrait bien être l’explication rationnelle de certaines légendes, notamment, celle de la cité d’Ys, la célèbre ville engloutie, ou encore, celle du fameux mythe celte des « Quatre Iles du Nord du Monde ».

Comment vous viennent les idées pour écrire ?

Les idées me viennent tout naturellement, issues de mes passions pour l’archéologie, l’histoire et l’astrophysique. De plus, tenant à mettre mes connaissances à profit, je tente depuis deux ans de vulgariser (dans le bon sens du mot) des travaux souvent trop pointus pour être facilement accessibles au grand public, à travers des romans, des thrillers, moins ardus à lire que des rapports de fouilles ou des traités d’Histoire. Mon but actuellement, je ne l’ai jamais caché, est de dévoiler les dessous de l’archéologie interdite, peu importe ce qu’il en coûte. Sous forme de roman ou de thriller, la pilule passe mieux ! (rire)

Comment écrivez-vous ? A quel rythme, dans quel cadre ?

Il m’arrive de noter quelques idées au stylo mais, la majeure partie du temps, je rédige mes textes directement au clavier ; ordinateur portable quand je suis en déplacement ou ordinateur de bureau dans le cadre plus intime de mon foyer. Je me sers parfois d’un dictaphone numérique pour me souvenir des idées qui me viennent en promenade ou lors des trajets en avion (déformation professionnelle sûrement !)

Comment construisez-vous votre histoire, votre récit ?

Je commence juste à rédiger mon prochain thriller. Pour ce faire, j’ai monté au préalable toute la documentation, ensuite j’ai visité les lieux où se situera l’intrigue (du moins en France et en Italie, car je n’ai pas eu le temps de me rendre aux USA, mon emploi du temps étant un tantinet surchargé !).

Ensuite, j’ai monté le squelette de l’histoire, chapitre par chapitre. Pas question de divulguer trop d’informations dès les premières pages ! Construire le plan d’un livre est en ça une étape cruciale. Mais je dois dire que c’est celle qui me pose le plus de difficulté. Je déteste m’imposer ces barrières nécessaires au cadrage de l’histoire, mais bon, c’est ça ou prendre le risque de partir à la dérive ! Alors…

Autoédition ou éditeur ? Quel est votre avis sur la question ? Que choisir, pour bien débuter ?

L’auto édition ? Oui pourquoi pas, c’est une bonne solution, à condition de ne pas trop en attendre. Les tirages de livres auto édités restent hélas très limités puisqu'il n'existe pas d'autre forme de diffusion que le peu que va pouvoir faire l'auteur. Démarcher toutes les librairies de France, les espaces culturels et autres hypermarchés, ne rêvons pas, c’est là le travail d’une équipe de professionnels qu’on appelle dans le jargon de l’édition : des diffuseurs. Tous les grands éditeurs font appel à ces commerciaux du livre pour démarcher les points de vente. Voilà un des points qui différencient l’auto édition de l’édition à compte d’éditeur, mais il en existe d’autres, notamment la présence de l’auteur aux salons du livre, du moins les gros salons (certains comme celui de Brive-la-Gaillarde, me semble-t-il, acceptent parfois des auto édités. Mais là encore il ne faut pas se faire trop d’illusion, l’auteur auto édité ne sera pas placé sur les stands des grandes librairies où se ruent la majorité des visiteurs !). Comme on l’apprend avec l’expérience, les gros salons ne prenant souvent en considération que les auteurs recommandés par leur éditeur, l’accès à ce genre de manifestation c’est souvent la croix et la bannière ! De fait, il est presque impossible à l’auteur qui n’a aucun appui (libraire, diffuseur ou éditeur) d’y participer. Les petits salons sont quant à eux ouverts à tous les auteurs.

Autre point qui différencie l’auto édition de l’édition classique : la publicité, la presse et les médias (magazines, radios, Livre de poche, France Loisirs, pour ne citer qu’eux). Dans l’ensemble, les professionnels du livre ne fonctionnent qu'avec des éditeurs et encore pas tous ! Autrement dit, il ne faut pas espérer voir son roman paraître chez France Loisirs si vous n’avez pas un bon éditeur !

Pour bien débuter, l’idéal serait de signer avec un petit ou moyen éditeur. Même si celui-ci n’a pas pignon sur rue, c’est toujours mieux que rien. Certaines jeunes maisons d’éditions sont très dynamiques et toujours à la recherche de nouveaux talents. Malheureusement, il faut savoir que les éditeurs reçoivent énormément de manuscrits et que très très peu d’entre eux seront retenus au bout du compte. Inutile de se voiler la face, une très faible minorité d'auteurs signeront un jour avec une vraie maison d'éditions. Voilà pourquoi, l'auto édition reste malgré tout une bonne alternative.

Avez-vous un conseil particulier à donner à un jeune auteur ou une expérience à partager ?

Nous ne sommes jamais objectifs en ce qui concerne nos propres écrits, voilà pourquoi je recommanderais à un jeune auteur de se faire lire par un panel de lecteurs, désintéressés et honnêtes. Même si cela fait mal à entendre, mieux vaut accepter leurs critiques, souvent constructives, c'est la meilleure façon de s'améliorer. D'autre part, je pense qu'il faut savoir garder les pieds sur terre et ne pas trop espérer, vous tomberiez de haut ! Ne devient pas Amélie Nothomb ou Umberto Eco qui veut ! Cela dit, la chance peut être au rendez-vous, mais je crois davantage aux vertus du travail. Un bon auteur est toujours un travailleur forcené, on l'oublie souvent. Nul chef d'œuvre n'a jamais été écrit dans le secret des dieux, mais au cœur de nuits blanches à apprendre, à lire, à écrire, à cogiter, à corriger et à recommencer sans cesse !

Pour bien écrire, il faut beaucoup lire, l’un ne va pas sans l’autre. D’autre part, il est capital de maîtriser à fond son sujet, donc de se documenter solidement !

Une fois le livre achevé, n’hésitez pas à faire corriger votre texte par deux ou trois personnes différentes, les fautes d’orthographes étant rédhibitoires aux yeux d’un éditeur ! De votre côté, lisez et relisez votre manuscrit pour éviter les répétitions ou les mauvaises constructions de phrase (attention aux accords de verbe, surtout si vous employez le passé simple et l’imparfait : le subjonctif est très difficile à maîtriser même pour un auteur confirmé). Et surtout, faites-vous plaisir ! Écrivez ce que vous aimez, ce que vous sentez, en évitant, autant que faire ce peu, les clichés et les longueurs sans intérêt (pour un premier roman, mieux vaut ne pas écrire un pavé de 500 pages).

Les éditeurs cherchent tous ou presque des sujets originaux. Beaucoup fuient tout ce qui sent le réchauffé, alors, si je n’avais qu’un seul conseil à donner à un jeune auteur désireux de se faire éditer, serait de se montrer imaginatif !

Côté pratique, pensez aussi à rédiger une lettre à l’attention de l’éditeur, concise et percutante, pour accompagner votre tapuscrit. Il existe de nombreux sites qui vous guideront dans ce sens. Un point encore, ciblez bien les maisons d’éditions auxquelles vous comptez envoyer vos textes. Prenez le temps de regarder leur catalogue pour vérifier si votre livre correspond bien à leur politique éditoriale, autrement votre manuscrit vous sera retourné à coup sûr.

J’espère que ces modestes conseils aideront certains d’entre vous. Quoi qu’il en soit, je souhaite à tous les jeunes auteurs du Galion une longue et brillante vie littéraire.

Lien utile


Sources

Photo et texte : @Bleuette Diot


Koyolite Tseila
Passionnée de Science-fiction et d’Imaginaire, ce sont des genres auxquels j'ai désiré rendre... En savoir plus sur cet auteur


Commentaires

1.Posté par Christine le 24/05/2016 14:03 | Alerter
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Bonjour, Bleuette diot est enseignant-chercheur au Département Histoire et Archéologie mais de quelle ville ? Merci de votre réponse.
Christine.

2.Posté par Koyolite TSEILA le 28/05/2016 12:16 | Alerter
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KoyoliteTseila
Bonjour, pour de plus amples renseignements, vous pouvez prendre contact avec Bleuette Diot en vous rendant sur son site internet dont le lien est mentionné ci-dessus. Cordialement. KT

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