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Doctor Who - La Chasse au Mirage



Article rédigé par le 14/06/2012
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Doctor Who - La Chasse au Mirage
En 1936, des fouilles mettent au jour les reliques d’une autre époque, d’une autre planète. Mais pourquoi Rory n’a-t-il jamais entendu parler de cette découverte ? Et si le réel n’était que pure fabrication ? Quant à Amy, elle est persuadée que le Docteur est originaire de Mars et ce dernier perd tous ses repères. Car comment vaincre un ennemi capable d’altérer le réel à volonté ?

Fiche de lecture

« Voir n’est pas croire » : plus sceptique que Saint Thomas et cependant capable de plus d’abnégation, le Docteur revient pour une aventure dépassant l’imagination. Quel est ce Mirage dont il est question ? Comment distinguer le vrai du faux, le réel de l’imaginaire, qui a tord de qui a raison quand le temps, la mémoire, la dissimulation sont de la partie ? Comment savoir qui est qui dans cette affaire, des amis, des ennemis, de Rory, du Docteur et d’Amy ?

Car c’est bien d’une affaire qu’il s’agit, qui commence comme un conte, se poursuit comme une série de science fiction, se déroule finalement comme une enquête.

Passées quelques péripéties, celle-ci ne commence en vérité qu’à la page cinquante avec un Docteur en Holmes et un Rory en Watson qui s’entendent comme larron en foire, formant une alliance épatante, hilarante et, pour tout dire, brillante pour le plus grand plaisir d’un lecteur étonné mais vite conquis par ce duo irrésistible, et qui nous donnera entre autres choses l’occasion d’en savoir plus sur la vocation de l’infirmier ici confronté à un cas de choc post-traumatique.

En partance pour Rio, échoués en 1936 dans le Norfolk pour avoir suivi une balise de détresse, le destin de nos héros va croiser celui d’extra-terrestres dont l’existence risque d’être révélée l’archéologie à leurs ennemis, ainsi que celui d’un homme mystérieux aux cheveux blanchis et à l’odorat surdéveloppé par la terreur inspirée par ceux-ci. Quant à Amy, non seulement elle est plus en retrait que dans les précédents romans ou que dans la série dans lesquels elle tend à avoir la primeur sur le Docteur lui-même, mais on sent ici l’influence de celui-ci sur ses expressions à elle, et l’influence de celle-ci sur les expressions de Rory, ce qui somme toute explique aussi la complicité de ces deux-là.

La chasse au Mirage, cinquième opus de la série des romans traduits en français et publiés par Milady que je remercie une nouvelle fois pour ce partenariat, est ainsi un roman fidèle, plaisant, sûr et original. L’auteur, Gary Russell, présenté ici comme étant « surtout connu pour son implication dans l’univers de Docteur Who », d’abord comme « rédacteur en chef du Docteur Who Magazine » puis comme auteur de « nombreux romans spin-off » et d’une « encyclopédie traitant des nouvelles saison de la série » fait montre d’un engagement certain, ancien et constant qui lui permet d’embrasser du regard l’ensemble de celle-ci, ainsi que son évolution, et de nous présenter aussi bien un Docteur en redingote que sa version récente, plus crainte que la Proclamation de l’Ombre elle-même.

L’on retrouve aussi de nombreux éléments qui le relient aux précédents, et notamment à La nuit des humains que nous avons eu l’occasion de découvrir ensemble précédemment. Une nouvelle fois deux peuples vont s’affronter : les membres de la Sparterie, chez qui les numéros et la hiérarchie n’ont d’égal que l’humour et le franc-parler, et les Tahnns, violents et guerriers. Et si, une fois encore, l’on ne peut que s’interroger sur la référence systématique à de séries plus contemporaines et plus que moyennes (ici à « Sydney Fox l’aventurière »), d’autres clins d’œil, à Star Trek ou Star Wars, à Conan Doyle ou à La nuit des Temps de Barjavel, ainsi que la façon dont est menée la narration, renvoient aux classiques de l’écran comme de la littérature.

De l’humour, de l’amour, de la compassion, des moutons, des extra-terrestres à têtes de pruneaux, d’autres faits de laine qui peuvent être « homme, femme, ou autre », et puis « Des choses. Des choses à propos de choses. Le genre de choses qui apprend des choses » et, plus que jamais, une intrigue à plusieurs niveaux parfaitement construite et particulièrement exaltante : voilà ce que vous trouverez dans ce cinquième volume qui s’impose peut-être comme le meilleur à mon humble avis, depuis le début de la série.

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